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07/02/2007

Jamal Khalifa était le meilleur ami d’Oussama Ben Laden

medium_Jamal_Khalif.jpgLe corps de Jamal Khalifa, tué par balle le 30 janvier 2007 dans une attaque à main armée à Soameloka-Sakaraha, a été rapatrié le 1er février 2007 en Arabie Saoudite à bord d’un avion spécial affrété par sa famille.

Entre Jamal Khalifa et Oussama Ben Laden, c’est une longue histoire. Jamal Khalifa a rencontré le futur chef d’Al-Qaïda à l’université Roi Abdulaziz, à Djeddah, dans les années 70. « Nous étions ensemble pendant dix ans. A l’université et après. Nous avons vécu dans la même maison », a confié Jamal Khalifa dans un interview accordé à CNN, en novembre 2004.

Jamal Khalifa et Oussama Ben Laden avaient en commun un enseignant, Abdullah Azzama. un religieux  palestinien. Celui-ci les ont beaucoup influencé, au point de les décider à aller en Afghanistan après l’invasion de ce pays par l’Union Soviétique, en 1979.

Pour prouver son affection et son respect à l’égard de Jamal Khalifa, Oussama Ben Laden a proposé à Jamal Khalifa d’épouser une de ses sœurs. Ce que ce dernier a accepté, non sans condition. Selon lui, il a dit à Ben Laden : « Oussama, nous partons pour mourir et tu me parles de mariage. Allons d’abord voir et si je reste vivant, on le fera ». Jamal Khalifa reviendra sain et sauf de l’Afghanisan et épouse donc la sœur d’Oussama Ben Laden.

Jamal Khalifa passait son temps au Pakistan à fonder des organisations caritatives islamiques, construire des écoles et des mosquées pour les réfugiés afghans.

Plus tard, à la fin des années 80, lorsque Oussama Ben Laden a créé Al-Qaïda, Jamal Khalifa affirme avoir été le seul a avoir lui dire en face : « Oussama, tu vas dans la mauvaise direction ».

Jamal Khalifa affirme avoir vu Oussama Ben Laden la dernière fois en 1992, lors d’une visite privée au Soudan. Le 11 septembre, Jamal Khalifa était en voyage d’affaires en Asie du Sud-est. De retour à Djeddah, il était arrêté le temps d’être interrogé avant d’être de nouveau relâché. Selon lui, les autorités saoudiennes lui ont dit : « nous n’avons rien à vous reprocher, alors vous pouvez partir ». Les autorités saoudiennes estiment que Jamal Khalifa ne pose plus aucun problème  et a cessé toutes relations avec les organisations humanitaires philippines.

CNN l’a interviewé alors qu’il tenait un restaurant à Djeddah, en 2004. Depuis, il a élargi ses activités dans les pierres précieuses à Madagascar…

Randy Donny

(Paru dans « Les Nouvelles » du 2 février 2007, p. 4)

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