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16/07/2019

Barea de Madagascar : la revanche de ceux que la Fédération voulait virer !

A Rio de Janeiro, les gosses apprennent à jouer au foot sur la plage. A Madagascar, c'est plutôt dans les rizières. En tout cas, c'est ainsi que Faneva Ima Andriatsima a débuté à 5 ans, à Tsaramasay, un des ghettos d'Antananarivo, la capitale. 30 ans après, le capitaine de la sélection nationale emmène l'équipe à accéder pour la première fois à la Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2019, Egypte) où il atteint les 1/4 de finale. Retour sur la fabuleuse aventure des Barea, les zébus indomptables.

Madagascar, Barea, Faneva Ima, Nicolas Dupuis, Lova Ramisamanana, CAN 2019, Randy Donny

"On dormait à l'aéroport, il y a le Cameroun avec Samuel Eto'o qui est passé devant nous. J'avais honte ce jour-là." C'est ainsi que Lalaina Bolida Nomenjanahary résume sa vie avec les Barea avant l'aventure CAN 2019. Il y a même un époque où le président ivoirien Gbagbo offrait 500 dollars à chaque joueur malgache en voyant leur dénuement après un match. "J’ai connu le temps où on dormait dans un hangar avec des lits superposés. Et on a fait un nul avec le Sénégal ce jour- là (2- 2, 13 novembre 2015)!", se souvient de son côté Faneva Ima. Ce dernier décide alors de prendre les choses en mains, pour ne pas dire les Barea par les cornes, et lance l'opération CAN 2019.

«Faneva c'est le secrétaire de l'équipe. À chaque fois qu'il y a des trucs à faire, des rendez-vous, des machins... C'est lui qui nous a appelé - les binationaux - pour nous motiver à venir en sélection. Il nous a parlé du projet, avec l'aide du coach bien sûr», témoigne Jérôme Mombris.

Le coach, c'est Nicolas Dupuis. Modeste joueur dans les divisions amateurs, son palmarès inclut toutefois un champion de France Universitaire avec le STAPS Clermont, Nicolas Dupuis est entraîneur-joueur de l' AS Yzeure (CFA) lorsqu'il devient sélectionneur des Barea en 2016.

Désormais, il y aura un avant Dupuis, où "il y avait un quota de quatre ou cinq expatriés. Le reste, c'était des joueurs locaux et comme il n'y avait pas de championnat à Madagascar, c'était compliqué. On ne faisait pas jouer les meilleurs joueurs malgaches".

Eric Rabesandratana, pilier de l'équipe de France Espoirs au milieu des années 90 et capitaine du PSG, s'en souvient : après connu une petite sélection avec Madagascar lors d'un match amical contre Toulouse, "le sélectionneur de l'époque avait décidé de ne plus prendre les binationaux. C'est une déception parce que j'ai demandé la double nationalité à deux reprises. Et à chaque fois, ils ont perdu le dossier."

Puis, il y a l'après Dupuis. Faneva Ima raconte : "J’ai d’abord cherché à savoir qui avait des origines malgaches, notamment chez les Réunionnais. Thomas (Fontaine, défenseur de Reims), ça a été le déclic, c’était après Sao Tomé en 2017 (tour préliminaire des qualifications de la CAN 2019). J’ai parlé au coach des joueurs que j’avais contactés. Il fallait tous les ramener si on voulait réussir un truc. Je lui ai dit de faire revenir Lalaina (Nomenjanahary, Paris FC) et Anicet (Andrianantenaina, Ludogorets, Bulgarie) aussi. Marco (Ilaimaharitra, Charleroi, Belgique), lui, a des parents 100% malgaches. Thomas est arrivé en juin 2017, suivi de nombreux autres. Jérémy (Morel) aussi dernièrement".

A ce duo se joint Lova Ramisamanana qui crée alors l'association Alefa Barea. Le début de son aventure avec les Barea date d'octobre 2017 lors des matchs préparatifs contre l'Ouganda. "Je me souviens que certains joueurs ont dû prendre le taxi toute la nuit, car ils avaient un match de championnat le soir, pour arriver à Roissy à 7h, raconte-t-il. Certains ont dû se battre contre leurs présidents de clubs qui ne voulaient pas les libérer. D’autres ont perdu leur place de titulaire au retour car ont préféré partir en sélection au lieu de rester au club. On a passé toute la nuit au téléphone avec le coach Nicolas Dupuis, Andriatsima Faneva Ima et Hermann De Souza pour bâtir une équipe compétitive. Depuis ce jour là, j’ai vu la motivation, la fierté, le dévouement de nos joueurs pour porter le maillot national et défendre nos couleurs. Nous avons tout de suite enchaîné contre les Comores, le match qui a permis de bâtir l’équipe d’aujourd’hui avec les retours d’Ibrahim Amada, Anicet Abel Andrianantenaina et de Lalaina Nomenjanahary ainsi que l’arrivée de nouveaux joueurs dans la sélection : Jérôme Mombris, Marco Ilaimaharitra et Melvin Adrien. 6 des 11 titulaires des Barea d’aujourd’hui ont donc commencé à jouer ensemble face aux Comores. Ce match m’a confirmé que nous avons une équipe vraiment redoutable et qu’il fallait tout faire pour qu’elle se qualifie à la CAN. C’est pourquoi je n’ai pas hésité une seule seconde à m’investir entièrement dans ce pari fou avec tout ce que cela impliquait. A commencer par l’utilisation de mes fonds propres pour assurer le budget : les billets d’avion, l’hébergement, la restauration et même le salaire des baby-sitters afin que certains joueurs puissent venir en sélection. Et j’ai pu compter sur l’aide des partenaires lors des matchs contre le Togo et le Kosovo".

Madagascar, Barea, Faneva Ima, Nicolas Dupuis, Lova Ramisamanana, CAN 2019, Randy Donny

Lova Ramisamanana et Nicolas Dupuis.

Ima Faneva et Nicolas Dupuis ont également mis les mains à la poche. Selon Ima Faneva, "pour les qualifications de cette CAN 2019, on joue au Soudan (9 juin 2017, 3- 1). On n’avait pas de maillots d’entraînement, ce qui n’est pas grave. Mais le jour du match, ils étaient différents! Après notre victoire, j’ai appelé la Fédé: “On ne peut pas jouer avec des maillots ou des shorts différents, des chaussettes trouées !” J’ai eu l’idée de vendre des maillots pour récolter des fonds. J’ai trouvé un magasin en Autriche qui les fait pour 29€ la pièce avec le flocage. J’en ai vendu 1 000 en France à 40€, donc on a récupéré plus de 10 000€. Et grâce à ça et d’autres sponsors ou des cagnottes, j’ai pu acheter survêtements, chaussettes, maillots, K- Way, sacs à dos… J’avais même pensé organiser un concert à Paris ".

La Fédé se méfie un peu de ce joueur qui se mêle de tout au lieu de jouer à la baballe comme les autres. Et grande gueule avec ça. "On voulait avoir le minimum, un petit hôtel correct, une bonne bouffe et un minimum d’équipements", disait-il avant de révéler : " la Fédération était venue avec des accompagnateurs et leur donnait 400€ à chacun. Et à nous? Rien".

C'est ainsi qu'en octobre 2018, certaines personnes à la Fédération ont exprimé le souhait de voir partir Faneva Ima, Nicolas Dupuis et l'association Alefa Barea si l'équipe  perd ou fait un match nul en Guinée équatoriale. Les Barea gagnent (1- 0) et l'aventure pouvait continuer ! Faneva Ima est un habitué de tels ostracismes. "Certaines personnes nous ont menacé de ne pas envoyer notre fils jouer à l’étranger", témoigne sa mère en racontant ses débuts.

Premier qualifié pour la CAN 2019, premier de son groupe devant des géants comme la Nigéria et la Guinée, les Bares ne s'inclineront qu'en  quart. Une épopée qui a valu à l'équipe d'être accueilli en héros à leur retour au pays.

Lova Ramisamanana résume ainsi ce parcours épique des Barea : "malgré les difficultés rencontrées... je suis très fier d’avoir contribué à cette réussite. Mais ma contribution est minime par rapport aux sacrifices des joueurs, qui percevaient une prime de présence de 100€ par rassemblement là où les plus modestes sélections percevaient 200€/jour de présence par de la part de leur Fédération. Malgré tout, ils ne se sont jamais plaint car ils jouent pour l’honneur du pays. Je me souviens même avoir promis 2 seaux de KFC comme prime de victoire contre l’Ouganda, mais rien que ça nous avait rendu heureux".

Quid de l'avenir ? Nicolas Dupuis demeure philosophe : "aujourd'hui l'équipe nationale est l'arbre qui cache la forêt. Si on ne se remet pas au travail (à la Fédération), alors dans deux ans il n'y aura plus d'équipe, dans quatre ans encore moins... Mon rôle est de tirer la sonnette d'alarme et dire aux responsables, attention il y a beaucoup de choses à changer à Madagascar".

Randy D.

Madagascar, Barea, Faneva Ima, Nicolas Dupuis, Lova Ramisamanana, CAN 2019, Randy Donny

La maison natale de Pascal Bapasy Razakanantenaina à Majunga témoigne du conte de fée Barea.

08/09/2008

Sa mère le retrouve aux Jeux Olympiques dix ans après !

Dans la série des destins extraordinaires, voici celui d’Angelo Collura, né Rakotoarisoa. Adopté par un Angelo petit.jpgcouple finlandais, il a porté le drapeau finlandais lors des Jeux Olympiques de Beijing. Sa mère biologique, Julienne Rakotoarisoa, s’évanouit alors en voyant sa photo dans les journaux. De ses origines insulaires, Angelo a reçu un don  : il est champion de voile. Un drame de l’adoption qui a fait pleurer dans les chaumières et qui peut inspirer Hollywood.

Julienne Ravaosolo, 52 ans, s’évanouit devant le kiosque à journaux. Angelo était son fils. Il a été adopté, il y a 19 ans, par un couple finlandais. « Mes malheurs menaçaient la vie de mon bébé », explique Julienne Ravaosolo (…) En 1989. « Mon mari m’avait laissé avec nos deux enfants de 12 et 6 ans, j’étais enceinte, pour vivre avec une autre ».

Au cours de la même année, elle tombe malade. « Un prêtre, le père Angelo, nous avait pris en charge. Depuis, notre vie dépendait de lui ».

Julienne Ravaosolo accouche d’un petit garçon. C’était le 19 juillet 1989. Elle le nomme Pierre Angelo Rakotoarisoa, mais elle refuse de mentionner le nom du père sur l’acte de naissance. Elle l’allaite et continue de broder dans un centre social catholique.

« Père Angelo est un témoin permanent de ma lutte pour la survie. Un jour, il m’annonce qu’un couple italien désire adopter mon tout dernier ». Après mûre réflexion, Julienne Ravaosolo accepte la proposition.

Elle s’explique en pleurs : « Je n’avais jamais pensé abandonner mon bébé. Avant sa naissance, j’avais accouché de huit enfants dont deux jumeaux. J’en avais perdu six. Malgré tout l’amour que je ressentais pour lui, je craignais que mes nombreux problèmes de santé n’aient des répercussions sur la vie de mon bébé, car notre situation était précaire ».

C’est ainsi qu’Angelo est adopté un an après sa naissance. Sa mère l’avait allaité jusqu’à son départ de la Grande Ile. Je croyais que je ne le reverrais plus jamais, mais le père Angelo m’avait remonté le moral en m’assurant qu’il viendra nous voir et que ses parents adoptifs lui parleront de ses parents biologiques quand il sera grand’. C’était en 1990.

Couv Angelo.jpgC’était vrai. Angelo vient à Madagascar quand il a dix ans. « Ce fut le plus grand moment de bonheur de ma vie (…) Mais il ne parlait pas la langue comme il ne me reconnaissait pas ». C’est la première et la dernière fois que Julienne Ravaosolo revoit son fils.

(…) « Elle tombe malade à chaque fois qu’elle pense à Angelo », déplore Marie-Louise, la grande sœur d’Angelo. « Il me manque et je réitère que je n’ai abandonné ni vendu. Avant de mourir, je souhaite le voir ne serait-ce qu’une fois ».

Julienne Ravaosolo vit avec sa fille, son gendre et ses trois petit-fils dans un quartier de la banlieue tananarivienne. Gargotière, elle loue 20.000 ariary par mois 2m2 de terrain, pour installer sa vitrine au bord de la rue. Avec à peine un euro de gain journalier.

In « L’Hebdo de Madagascar », du vendredi 22 au jeudi 28 août 2008.

Pour contacter Angelo, allez sur son site http://www.pierre-collura.net/

Pierre_OC-Qingdao.jpg

29/08/2007

Jeux des îles : le revers de la médaille

       Je voulais en parler pendant les jeux mêmes. Mais je ne voulais        
       pas être taxé d'anti-nationaliste. Ce que je ne suis surtout pas.        
       En effet, je trouve de trop l'amateurisme, et je pèse mes mots,        
       que le Coji a fait preuve pendant les 7èmes Jeux des îles qui se        
       sont déroulés à Tana, du 9 au 19 août 2007. Il faut vraiment        
       être bouchés pour voir en ces jeux les "meilleurs" de tous les       
       temps. Des sportifs qui quittent le vill6569f635a93e737204887f5307518a05.jpgage olympique (quel qu'en       
       soit les raisons, c'est scandaleux !), des cérémonies d'ouverture        
       et de clôture médiocres (sauvées par les feux d'artifice !), non       
       paiement des prestataires, etc. De plus, je m'étonne qu'il n'y        
       avait jamais eu une quelconque commentaire sur les performances       
       des athlètes. A part les médailles, les records font partie des       
       charmes des jeux de ce genre.       
       Heureusement, il me reste mon badge d'accréditation et cet article        
       de Simon Randriamalala, de "Midi Madagasikara", qui me conforte    
          dans ma conviction.          

       Une semaine s’est écoulée depuis que la flamme

        olympique s’est éteinte à Mahamasina, clôturant ainsi        
        les 7ème Jeux des Iles de l’Océan Indien, et l’on        
        commence à redescendre sur terre, même si certains        
        médias ne ratent pas l’occasion de rappeler au passage        
        les prouesses de nos sportifs.        
        Parallèlement, certains détails que la centaine de        
        médailles d’or et la défaite en football n’ont pu        
        vraiment étouffer, resurgissent et rattrapent une        
        organisation plus ou moins « réussie ».        
                        Matériels désuets                          
        La tenue d’un tel événement sportif constitue,        
        généralement, une aubaine pour le pays hôte d’avoir de        
        nouvelles infrastructures sportives, mais comme        
        Madagascar a choisi de réhabiliter ce qu’il avait        
        déjà, les avantages auraient dû se concentrer au moins        
        sur les matériels sportifs. Hélas, ce n’était pas le        
        cas pour la plupart des disciplines sportives. A        
        commencer par l’athlétisme, auteur de 26 médailles        
        d’or, qui a dû se contenter des matériels désuets de        
        dix ans, que l’on a utilisés pendant les 3ème Jeux de        
        la Francophonie en 1997. Des starting-blocks qu’on a        
        bricolés, des tableaux d’affichage qu’on a ressortis        
        du débarras d’Alarobia et que la FMA n’utilise même        
        plus pendant ses compétitions.        
        Néanmoins, le COJI a pu faire venir juste à temps de        
        nouvelles haies toutes neuves pour cette occasion.        
        Pourtant, ce fut largement insuffisant, car elles ne        
        sont que quarante, plus précisément trente-huit, car        
        deux étaient cassées lors du transport. Pour une        
        course d’obstacle, il faut compter dix haies pour        
        chacun des huit couloirs, sans oublier celles dont les        
        athlètes ont besoin sur l’aire d’échauffement.        
                        Retard des travaux                          
        Sinon, quel qualificatif peut-on attribuer aux        
        montants et au matelas que l’on a utilisé au saut à la        
        perche ? Quant aux autres disciplines, la nouvelle        
        piscine olympique d’Ampefiloha, la perle rare, dont la        
        construction a pris un retard considérable, s’est        
        illustrée, hélas, par l’absence de l’affichage        
        électronique. Cela aurait sans doute donné une touche        
        plus professionnelle au décor et éviter les litiges à        
        l’arrivée pendant les compétitions. Il en est de même        
        pour l’haltérophilie dont le coup d’envoi de la        
        compétition a été reporté d’une journée pour permettre        
        l’installation des matériels de compétition.        
        Dans cette foulée, un certain nombre de travaux de        
        réhabilitation ont pris un petit retard par rapport à        
        la déclaration du COJI dans ses communiqués de presse.        
        Nous n’allons plus palabrer sur la construction de la        
        piscine olympique et son système de chauffage qui ont        
        déjà fait couler beaucoup d’encre. Si nous parlions du        
        gymnase couvert de Mahamasina équipé d’un nouveau        
        revêtement synthétique, mais dont les travaux de        
        traçage n’ont été effectués que la veille du début des        
        éliminatoires. Ce qui a un tout petit peu chamboulé        
        les séances d’entraînement des volleyeurs.        
                        Transparence                          
        Où sont donc passés ces matériels sportifs ? Q’est-ce        
        qui a pu retarder leur arrivée en terre malgache ?        
        Qu’est-ce qui s’est passé réellement avec les travaux        
        de réhabilitation qui n’ont pas été livrés à temps ?        
        Des choses incompréhensibles que les responsables        
        concernés vont certainement élucider ultérieurement,        
        au nom de la transparence. Il faut patienter un peu,        
        car il nous est très difficile de joindre le        
        responsable des infrastructures et logistique du COJI,        
        le colonel Mamy Razanajaona, qui devait être très        
        occupé au lendemain des Jeux, ne serait-ce que pour        
        les rapports et d’autres paperasses administratives à        
        boucler. Mieux vaut tard que jamais… c’est aussi        
        valable pour les matériels sportifs.        
                Simon Randriamalala                 
        --------------------------        
                        B comme billets, blessés et bourde                           
        S’il y avait une situation qui a échappé totalement au        
        Comité d’Organisation des Jeux des Iles, c’est la        
        vente des billets et l’octroi des cartes        
        d’accréditation. La bousculade et la grogne de ceux        
        qui ont payé leurs billets mais qui n’ont pas pu        
        assister à la cérémonie d’ouverture a déjà montré les        
        limites de la compétence du COJI en la matière. Mais,        
        cette première alerte ne semblait pas inquiéter les        
        responsables et la même mésaventure s’est reproduite        
        deux fois au Palais des Sports lors de la phase        
        éliminatoire et des demi-finales du basket-ball.        
        Résultats : il y avait des blessés et des gens qui se        
        sont levés très tôt le matin pour rentrer chez eux, à        
        midi, avec leurs billets, faute de places au Palais        
        plein à craquer.        

 Publié dans "Midi Madagasikara" du lundi 27 août 2007.