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11/02/2020

Assassinat de Ratsimandrava : une affaire à la JFK !

Ratsimandrava intéresse toujours le public !, titrais-je en 2000 à l'occasion d'une exposition sur le personnage qui a drainé plus de 4000 personnes dont 1110 lors de l’inauguration. 45 ans après son assassinat, le 11 février 1975, c'est toujours le même engouement, en raison du mystère qui entoure sa disparition. 

Devenu héros national du jour au lendemain de son assassinat, le 11 février 1975, le colonel Richard Ratsimandrava était une de ces personnalités qui ont réussis a coup de persévérance personnelle. D’où certainement aussi l’attrait du personnage.

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Renouveau du fokonolona

Comparaison n’est jamais raison. Malgré tout, il est difficile de ne pas faire un parallèle avec le président américain J. F. Kennedy, mort également ans des circonstances non encore élucidées jusqu’à présent. Comme John Kennedy, chantre d’une « nouvelle frontière ». Ratsimandrava, était venu à la barre suprême de l’Etat avec un programme dont les grands points étaient déjà connus du peuple du renouveau du « Fokonolona ». D’autre part, si Kennedy était le premier, et jusqu'à présent unique, président américain non-Wasp (White anglo-saxon protestant), les Kennedy sont catholique, Ratsimandrava était le premier et jusqu'à présent unique, du moins jusqu’à preuve du contraire, chef d’Etat malgache descendant d’ « andevo » (Il parait que le mot « esclave » n’est pas idoine).

L’a-t-on  assassiné parce qu’une bande rivale de politicards voulait s’approprier le pouvoir au nom d’un autre programme ? Ou bien là t on éliminé de par son origine sociale ? Certainement les deux à la fois. Mais notre propos n’est pas de révéler ici quelques éléments secrets entourant sa mort. L’histoire s’en chargera bien un jour. Il s’agit juste d’une brève biographie (non autorisée) du personnage, un de ceux que les cours des choses ont transformé en mythes populaires malgré eux.

Citoyens français

Aussi loin que l’on remonte dans sa généalogie, on retrouve une arrière arrière grand-mère dénommé Rampy, morte en 1857. Un de ses petits fils, Maralahy, a laissé un précieux manuscrit ou il relate ses efforts pour sortir de la condition servile à coup de livres. C’est la nièce de Maralahy, Ravelonjanahary, qui donna la naissance à la mère du colonel Richard Ratsimandrava, Rasoanindrina. L’époux de celle-ci, autrement dit le père du colonel, était une personnalité qui à brillé par sa culture. Professeur assistant à l’école Le Myre de Vilers , c’était un féru des livres et d’information. « il possédait une vieille radio branché sur radio Londres ou il écoutait les nouvelles de la Grande guerre. Comme il parlait l’anglais, ils traduisait les nouvelles a ses amis », se souvient la veuve du colonel, Thérèse Razafindramoizana.

Contrairement a son ancêtre Maralahy, qui a espéré mais en vain de se libéré de son statut d’« andevo » par la bible et l’enseignement, Ratsimandrava père a demandé et obtint, la nationalité française. Ce qui lui a permis d’amélioré considérablement sa situation sociale. Ceci explique pourquoi Ratsimandrava ait pu fréquenter le Lycée Gallieni. Passeport indispensable pour des études en France avec, pour lui, direction l’école militaire de St Cyr en 1952.

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Conscience communautaire

Séduit par le concept de « déshérités » le père grossi le rang du Padesm. Il fit du journalisme en compagnie des Zafimahova. Richard Ratsimandrava, lui, acquit sa conscience nationaliste, teinté de populisme, lors de ses expériences militaires au sein de l’armée Française. On l’a envoyé pour soumettre les militants anticolonialistes au Maroc (1956) et en Algérie (1958) ou il devient membre du comité de Salut public.

«  À l’époque il commandait un détachement de militaires vazaha. Mais en fait, son principal souci était de protéger la population contre les rebelles qui pillaient les villages pour s’approvisionner, un peu comme au temps des Menalamba. C’est là qu’il apprit à connaître le dynamisme des communautés », raconte sa veuve, Thérèse Razafondramoizana, qui poursuivit, « ceci explique pourquoi il a proposé sa médiation lors de la révolte de 1971 dans le sud. Il ne comprend pas pourquoi on s’entre tue entre Malgaches, comme il n’a jamais accepté l’envoi d’une légion étrangère pour mater la révolte. Contrairement a ce qu’on dit, il n’a pas tué des gens dans le Sud.Il a plutôt contribué a sa pacification».

Dans la soirée du 11 février 1975, le cortège qui devait l’escorter après un conseil du gouvernement, à Anosy, s’est arrêté devant sa maison a Anjohy, puis est repartit. « J’ai compris tout de suite. Il y avait surement une embuscade quelque part », à déclaré Thérèse Razafindramoizana. « les jours d’avant, on nous a toujours dit de faire attention », se souvient de son coté une de ses filles, Danielle Ratsimandrava. Ce soir là, l’Histoire accueillit une nouvelle figure de légende, une de plus dans sa collection.

Randy D. in "L'Express de Madagascar" du mercredi 09 février 2000, pp. 10

A voir :11 Fevrier 1975, assassinat de Ratsimandrava. Version complète ici.

A lire : « L’introduction au cahier de Maralahy » par Juliette Ratsimandrava et Fred Ramiandrasoa in « L’esclavage à Madagascar », Actes Colloque international sur l’esclavage, Tananarive, 1996.

 

25/02/2018

Tsilavina Ralaindimby est passé, mais ses empreintes restent

Un ami journaliste m'a demandé si je ne porte par une boucle d'oreille en référence à Tsilavina Ralaindimby. Je lui ait dit non. Maintenant, je ne sais pas si, quelque part, il a raison.

J'avais peut-être 12 ans. La TVM a annoncé la diffusion en direct d'un match d'Ajax Amsterdam avant de l'annuler. J'ai alors pris ma belle plume pour écrire une lettre demandant sa diffusion même en différé. Je l'ai pas posté. J'ai apporte en mains propres la lettre au 10è étage d'Antaninarenina. Il y avait encore un ascenseur à l'époque. Et c'était Tsilavina Ralaindimby lui-même qui l'a reçu.

Plus tard, devenu journaliste, j'ai eu l'occasion de le côtoyer. Mais je ne lui ai jamais parlé de cet anecdote. Je n'aurais plus jamais l'occasion de lui en parler. Tsilavina Ralaindimby vient de disparaître il y a environ une heure.

Il était plus qu'un confrère. C'était un modèle, presque un icône.

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Tsilavina Ralaindimby à ses débuts lors d'un reportage sur des manœuvres militaires.

Journaliste compétent et inspirant, une espèce qui a disparue depuis des lustres du paysage médiatique malgache. Ministre populaire sans jamais être populiste, celui que l'on regrette le plus à la tête de département de la Culture et de la Communication. Politicien visionnaire et innovateur, le coup de "Maha olona", le mouvement qui a porté Dama (Mahaleo) à l'Assemblée,  c'est lui... Tsilavina aura marqué Madagascar de ses empreintes. D'autant plus que c'était un touche à tout. Et il faisait tout avec art.

Tsilavina était un artiste. Pour ceux qui peuvent l'ignorer, il est l'auteur des paroles des tubes de Hazo midoroboka ("Ampitampitao"/"Isika"), de "Ramano Be Galona" de Lolo sy ny tariny et de "Bakoly", un titre mythique  interprété par une légende maudite du blues-rock, Ra-Donné Stills.

J'ai toujours dans la tête cette émission qu'il a tourné dans les gradins du stade de Mahamasina et qui a révélé Lefona "Kankana". Cette autre émission spéciale consacrée à la renaissance du rock malgache dans les années '80 avec Doc Holliday, Tselatra et Best Star, entre autres. Un coup de pouce qu'il appuiera plus tard d'un article dans "Midi Madagasikara" intitulé "Le micro-climat heavy"...

"Sais-tu que j'ai fait le premier reportage sur Mahaleo en 1972 à Antsirabe ?", m'as-t-il dit pendant que j'écrivais la biographie non autorisée du groupe, en 2007. J'ai alors cherché à mettre la main sur ce document historique auprès de la TVM. Mais la préposée aux archives à laquelle je me suis adressée n'as pas bien compris ma démarche. Tout partira en fumée deux ans plus tard, pendant la crise politique de 2009..

"Si tu dois choisir entre toutes les activités que tu as fait, laquelle tu retiendra", lui demandais-je en l'accueillant dans mon talk show "Face à Face", en décembre 2016. Il a simplement répondu : la photo. Des images me reviennent en mémoire et se bousculent dans ma tête. L'émission intégrale ici.

Pendant mes années estudiantines, j'ai lu un article sur sa sortie de promotion après ses études en France, en 1969, dans les archives du "Courrier de Madagascar". Lors de ma période critique rock, il m'a aidé à doter les Stone Press awards d'un trophée spéciale roots que l'on attribuera à Iraimbilanja. Dernièrement, pas plus tard qu'il y a quelques semaines, je lui ai parlé de célébrer avec faste les 60 ans de la République malgache, histoire de rectifier les erreurs de passation de relais qui provoque actuellement faux débats et erreurs d'appréciations. Il a trouvé l'idée "super géniale" ! On n'aura pas le temps de la développer.

"On est des passeurs", me disait-il encore. Il est passé de l'autre côté du miroir. Madagascar est orphelin de l'un de ses plus grands penseurs.

Randy

06/12/2017

On a tous quelque chose en nous de Johnny, surtout moi

C'est une expression qui sera utilisée, usée, galvaudée pendant des mois en ce jour de disparition de Johnny Hallyday. Comme Macron, je n'ai pas cherché à être original, préférant communier avec les autres fans à travers ce titre. D'ailleurs, l'album hommage, "On a tous quelque chose de Johnny", tombe juste à un moment où le king du rock francophone disparaît. C'était l'idole des jeunes, c'est l'idole de toutes les générations. A dieu l'artiste !   

En rentrant, on se surprend à chatonner une chanson de l’ancien voyou de quartier, Johnny Hallyday :

« C’est un noël pour les enfants perdus,

Pour tous ceux qui n’y ont jamais cru.

C’est un noël pour les chiens sans collier.

Pour l’enfant de la rue que j’étais… »

Telle était la  chute d'un reportage de nuit  sur noël que j'ai écrit pour "L'Express de Madagascar" le  vendredi 26 décembre 1997. Comme tout patrimoine du rock, vivant ou pas, Johnny Hallyday m'accompagnait dans mon quotidien. Cela fait un  peu bizarre qu'il disparaît la veille de noël. "Noël Interdit" est ma chanson de noël préférée. Mais je l'écoute tellement en décembre qu'il reste en tête de ma playlist toute l'année.

Je me souviens des couvertures de "Salut les copains" et les posters, notamment avec Sylvie Vartan, que j'accrochais sur les murs de ma chambre. Je me souviens d'un spectacle de Papa James spécial Johnny Hallyday au gymnase couvert de Mahamasina qui a divisé les fans dans les années 80. Je me souviens également de ses projets de concerts à Madagascar dont le dernier, en  2009, a été annulé parce que son producteur de l'époque, Jean-Claude Camus, qui s'est déplacé lui-même à Tana, a estimé que le contexte sécuritaire n'est pas favorable pour un tel événement...                   

Les puristes du rock anglo-saxon se moquait doucement de lui. Injustement. Johnny Hallyday est un authentique rocker, le premier à avoir parfaitement compris le rock'n roll attitude. Il avait la tête dans les étoiles du star spangled banner. Mais il avait néanmoins les pieds sur terre. Voilà pourquoi il a refusé une proposition d'incarner James Dean à l'écran.

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Je suis un fan de Johnny Hallyday au cas où on ne l'aurait pas encore compris. Et il me le rendait bien. "J'ai 16 ans et j'ai mal dans ma peau", chantait-il dans "Génération Banlieue". A l'époque, il n'avait plus 16 ans. Mais moi, oui ! Dès lors, comment ne pas faire corps avec ce phénomène que je  prenais plaisirs à imiter. Sa voix. Pas le personnage qui est unique, inimitable.

L'idole est parti. Mes tendres années ne reviendront plus. Mais Johnny Hallyday restera à jamais gravé dans le Panthéon que forme les cœurs de ses fans.

Randy

                         

24/12/2016

Pays cherche cours de Culture générale

Madagascar, Randy Donny, Politique, cultureLe hasard de la vie, mais aussi et surtout les circonvolutions d'une carrière professionnelle sans autres ambitions que celles de se faire plaisir, ont amené l'auteur de ces lignes à Antsirabe, en 2007, pour diriger la filière de formation en Communication et Journalisme d'une Université catholique. Première décision: supprimer une matière qui sonne comme une intruse au milieu d'autres plus pointues, Culture générale.

Comment peut-on enseigner à un individu ce qui va rester quand il aura tout oublié ? Une culture générale ne s'acquière pas en 20h de cours magistral ponctués de QCM. Ne demandez surtout pas ce que signifie ces acronymes. Cela doit déjà faire partie de votre culture générale de Francophone.

Comme ce sont les individus qui forment un groupe social, de la culture générale de chacun dépend donc le niveau général de culture d'une société, d'une Nation.

Ainsi, l'on se demande si l'un des freins au développement  de Madagascar ne relève pas finalement de la culture que l’Unesco désigne comme étant « l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent un groupe social ».

Si l'on ne prend pas garde, avec une population où une personne sur deux est analphabète, une fuite en arrière n'est pas à écarter.

Quand des victimes d'un vol de zébus, conséquence d'une culture figée depuis des siècles - l'élevage contemplatif, crie à la vendetta collective, c'est la culture de la justice qui quitte le prétoire pour retourner à l'âge des cavernes...

Quand on vandalise un poteau électrique, un panneau de signalisation ou une poubelle publique, c'est que, quelque part, des gens ne sont pas passés par la case culture citoyenne...

Quand des policiers tabassent un présumé coupable et que personne ne réagit, ce que la culture des droits de l'Homme n'est pas encore ancrée dans les moeurs. Et pas seulement. Ailleurs, on pointe de doigt les vêtements de fourrures et le foie gras au nom du droit des animaux alors que dans les aires protégés malgaches, on continue à tuer des espèces protégés...

La pauvreté n'explique pas tout. D'autant plus que le financement des ONG s'avère être un tonneau des Danaides.

Tout le monde cherche un emploi au lieu d'en créer par manque de culture entrepreunariale. On vote, non pas pour une idée, mais contre quelqu'un parce que c'est ce qui reste de notre culture démocratique...

Si les médias ne servent plus que comme des instruments pour régler des comptes, au niveau politique aussi bien qu'au niveau personnel, et qu'une uniformisation mettant l'accent au sensationnalisme et à la violence se banalise, c'est que, généralement, il y a un problème de cultures.

Le niveau  culturel d'une société, tout comme la culture générale d'un individu, ne saurait être élevée à coups de cours accélérés. Des efforts conscients et durables sont nécessaires afin qu'il puisse relever les nouveaux défis du monde moderne.

Randy

Paru dans "Politikà", n° 03 du novembre-décembre 2016

06/11/2016

Qui a peur de Donald Trump ?

Au lendemain du mardi 8 novembre, les Etatsuniens, qui ont accaparé l'appellation "Américains" comme s'ils sont les seuls habitants de tout le continent, se retrouveront avec la gueule de bois quel que soit l'issue du vote. Pile : Donald Trump, la réaction raciste à 8 années d'Obama. Face : Hillary Clinton, que des gens vont voter parce qu'ils ont peur de Trump et qu'après une petite révolution; un noir à la Maison-Blanche, enchaînons avec une autre, une femme dans le bureau Ovale, jusqu'ici le théâtre d'actes virils auxquels n'est pas étranger... Bill Clinton.

Mais qui a peur de Donald Trump ? Ceux qui vivent aux Etats-Unis, les étrangers en premier chef. Autant Obama n'a rien apporté à l'Afrique, autant Trump ne se souciera du continent des nègres et des musulmans comme de sa première faillite. La politique étrangère américaine était, est et sera toujours conduite par les vautours de la CIA, de l'industrie de l'armement et les magnats du pétrole. Et sur ce point, il faudra plutôt se méfier de Hillary Clinton qui en sait quelque chose.

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Je partage donc les opinions de ce lecteur de "L'Express de Madagascar".

Présidentielle aux États Unis ou quand la démocratie est grippée

USA 2016: Clinton vs Trump. Qui des deux candidats succédera à Barack Obama ? À mon avis, le résultat de cette élection – quel qu’il soit – posera plus de problèmes qu’il n’en résoudra.
La légèreté avec laquelle l’ancienne secrétaire d’État, qui, de surcroît, avait hanté les plus hautes sphères de l’État durant les deux mandats présidentiels de son époux, communiquait avec ses collaborateurs, témoigne d’une inconscience inadmissible, inconcevable pour une personnalité qui aspire à un destin mondial.
Son adversaire, de son côté, ne semble pas réaliser qu’il ne participe plus à une émission de télé-réalité mais à l’élection la plus démocratique et la plus importante au monde: les insultes, le mépris qu’il affiche pour s’aliéner au moins la moitié du corps électoral permettent de douter de son désir réel d’arriver à ses fins.
Jamais, sans doute, arguments de campagne n’ont volé aussi bas aux États-Unis. Et pour cause : cette élection met aux prises deux candidats souffrant apparemment tous les deux de névrose d’échec. On est loin, très loin, des débats sociétaux, géopolitiques ayant opposé Jimmy Carter à Ronald Reagan en 1980 ou, plus récemment, Barack Obama à John McCain, puis Mitt Romney. À l’issue de ces joutes oratoires, on s’en souvient, on ne pouvait rester insensible à l’élégance dont faisait preuve le candidat malheureux.
Au soir du 8 novembre 2016, il y aura un vainqueur et un vaincu car la probabilité d’une égalité parfaite de voix obtenues par les deux candidats est, disons, nulle. Mais, on peut gager, d’ores et déjà, que le vaincu admettra difficilement sa défaite. Le névrosé d’échec ne reconnaît jamais sa  responsabilité – fût-elle partielle- dans la faillite de son entreprise. À défaut de la fatalité; de la malchance, nous aurons droit, cette fois-ci, aux invectives d’un(e) candidat(e) prompt(e) à se poser en victime d’on ne sait trop quoi.
Mardi soir, les Américains auront-ils élu un(e) Président(e) ou seulement éliminé un(e) candi­dat(e) .

Rivo Ranoelison