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23/02/2016

Racisme, drogue et soul music : Barack Obama redécouvert !

Miracle des grandes surfaces. Je suis venu acheter des nécessaires de toilettes et j'en suis sorti avec un livre sous les bras : une réédition de l'autobiographie de Barack Obama. A lire avec Billie Holiday en musique de fond...

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Mea culpa. Je ne suis pas un super fan d'Obama. Je l'ai écrit ici, en 2008, que s'il sera élu, ce sera parce que "la crise financière... retournerait la masse populaire américaine contre les Républicains, à l’origine du « capitalisme fou », à laquelle s’ajoute une solidarité retrouvée des Démocrates dont les sympathisants d’Hillary Clinton décideraient finalement de rallier Obama". J'estimais aussi qu'il doit surtout sa réussite à sa femme.
Depuis, mon opinion sur lui a évolué dans le bon sens après qu'il ait réussi à se faire réélire pour un deuxième mandat. Et depuis hier, j'ai découvert un Barack qui existait avant Michel en lisant son autobiographie, "Les rêves de mon père". qu'il a écrit en 1995, à une époque où personne n'aurait misé un penny sur la chance d'un noir d'être élu président des Etats-Unis.
J'ignore si un nègre est derrière, mais c'est pas mal écrit. Entre les tourments d'un gosse qui ne s'explique pas l'absence de son père et les cris intérieurs d'un black frustré par le racisme ambiant, on découvre que c'est un garçon comme un autre dans l'Amérique des années 70, qui aime la bringue et qui carbure aux joints. "L'herbe m'avait aidé, et l'alcool; parfois une petite ligne de coke, quand on pouvait se la payer. Mais pas d'héro", confie-t-il. Son aversion de l'héro est dû à un bad trip avec son "initiateur" (sic), Micky. "Il avait sorti l'aiguille et la seringue, et quand je le regardai (...) une image me traversa l'esprit, celle d'une bulle d'air, brillante et ronde comme une perle, qui roulait tranquillement à travers une veine et arrêtait mon coeur..."
J'ai beau chercher, mais je n'arrivait pas à trouver le nom de ce politicien américain à qui on a refusé un poste de ministre car il a pris de la beuh dans sa jeunesse. Barack Obama a donc de la chance. Apparemment, on lui pardonne tout. Même ses réflexions racistes. "Il n'y avait personne comme moi dans le catalogue de Noël de Sears Roebuck... et que le père Noël était un blanc". La journaliste de Fox News, Megyn Kelly, s’est retrouvée au centre d’une polémique après avoir affirmé à l'antenne que le Père Noël avait la peau blanche.
Mais la bio de Barry, pour ses amis du collège, Bar pour ses grands-parents, n'est pas qu'une succession d'anecdotes à sensations. C'est un véritable roman qui flirte parfois avec la philosophie et qui, dès la première page, ne vous lâche plus.
Ceci dit, je persiste à dire, à l'attention des Africains qui ont beaucoup espéré en lui pour changer les choses en Afrique et aux autres qui croyaient qu'il va prendre le contrepieds de George W. en matière de politique étrangère, avant de déchanter, que Barack Obama se sent avant tout Américain plutôt que Kenyan. Daech et Guantanamo (qu'il a pourtant promis de fermer en 2008) en sont les preuves.
Randy

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