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13/03/2007

Mami Bastà fait souffler un vent de protest-song

medium_Mami_basta.2.jpgBasta. Le peuple en a marre des gué-guerre politiques politiciennes et des magouilles de ceux qui font des petits sur son dos. Que ceux qui « fautent », qu’ils soient Tim ou Arema, soient sanctionnés et que, après s’être coupés les ponts pendant des années, Ratsiraka et Ravalomanana se mettent à table pour une partie… de bridge à Ambohitsorohitra. Ces propos sont, en substance, ceux de Mami Bastà dans « Mila Vonjy Ny Gasilahy », titre-phare du VCD ainsi intitulé. Transfuge du groupe Rémi d’Antsirabe, Mami Bastà fait son bout de chemin en solo depuis quelques années. Resté fidèle à un certain esprit du folk, Mami Bastà fait souffler une douce brise de protest-song qui sent bon les années 80. « Mila Vonjy Ny Gasilahy », qui passe souvent sur les ondes, lui assurera vraisemblablement la reconnaissance populaire. Succombant à l’anglophilie à la mode, il a fait traduire ses titres en anglais sur la jaquette. Croisons les doigts pour lui. Ou plutôt, faisons un V en signe de paix.

R. D.

1 – « Mpiliba », 2 – « Mihira Foana », 3 – « Arahaba », 4 – « Mariazin’olon-tiana », 5 – « Mila Vonjy Ny Gasilahy », 6 – « Vavaka », 7 – « Fitia Somongamonga », 8 – « Aza Omena Tsiny », 9 – « Mifona Aho Ry Raiko », 10 – « Gasy Iray ».   
Publié  dans Les Nouvelles du mercredi 14 mars, p. 16 http://les-nouvelles.com

05/03/2007

Les tubes du moment en un seul VCD

medium_Variete_malagasy.jpgNe regardez plus les hit-parades, plus ou moins bidonnés, à la télé. Insérez plutôt le volume 5 du VCD « Variétés Malagasy ». Tout est là. Du dernier tube du moment, qui cartonne sur toutes les ondes, « I Love You » de Tsiliva, sur un rythme à la mode, le kilalaky, à « Samy Mafoaka » qui a valu à Jerry Marcoss d’être embauché pour un tour de Madagascar, en passant par le dernier hit de Dadah de Fort-Dauphin, « Madimôzely » et le titre qui a révélé le dernier vainqueur de Pazzapa, Firmin, « Seresereo », une composition d’une machine à tube, Max Exception. Deux autres révélations sont inclues dans le VCD, Lianah, la dauphine de Dah’Mama, et Tafita, ancien musicien de Njakatiana, qui casse la baraque avec « Ndao Hifaly », un hymne à la fête, pourvu qu’il n’y ait pas de délestage. « Variétés Malagasy » est un produit Mada-Pro.  

« I Love You » (Tsiliva), « Laisses Passer » (Jerry Marcoss), « Seresereo » (Firmin), « Madimôzely » (Dadah de Fort-Dauphin), « Ndao Hifaly » (Tafita), « Tsy Zaho Baban’zanakao » (Jean-Aimé), « Tsy Aleo Ve » (Ndondolah & Tahiry), « Tano Tsara » (Lianah), «Aza Miavona » (Lôla), « Samy Mafoaka » (Jerry Marcoss)

 R. D. 

 Publié dans "Les Nouvelles" du samedi 3 mars 2007, p.16 htpp://www.les-nouvelles.com

28/02/2007

Le rock revient en force à Fianar

medium_ROCK.2.JPGGamède a frappé, mais à Fianarantsoa, où le temps était resté exceptionnellement beau le samedi 24 février, c’est un autre cyclone qui a sévi : « Tapage nocturne ». Il s’agit du premier concert de rock de l’année dans la capitale du Betsileo, dans une salle correctement remplie, le night-club « Moulin Rouge ».
Ce sont des DJ qui ont ouvert le bal, au sens propre, avec « You Shook Me All Night Long » d’AC/DC ou « Toxicity » de Soad. Toxique, la soirée l’était pour les non-initiés. A 21h 30, Storm, qualifié de Hammerfall malgache, inaugure la scène avec 19 titres, essentiellement tirés de son premier album, « Orambaratra ». Après 1h 30 de speed mélodique donc, Holy Angles débute son set, vers minuit, avec « Back From The Dead ». Le rock fianarois se réveille. Holy Angels enregistre un nouveau clip et Storm et Golgotha préparent leur deuxième album. Les fans touchent du bois.  

Randy D.

Publié dans "Les Nouvelles" du jeudi 1er mars 2007, p. 12 http://www.les-nouvelles.com 

Sur la photo : Raman, de Holy Angels, sur la scène du "Moulin Rouge".

21:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Musique, loisirs, rock |  Facebook

23/02/2007

25% des places du deuxième concert de Mahaleo à l’Olympia déjà vendues

medium_PHOTO_MAHALEO.4.jpgAvec les deux concerts de Mahaleo à l’Olympia, les 2 et 3 juin, c’est l’image de Madagascar tout entier qui s’affiche en lettres de lumières sur les murs de Paris. Pari insensé, mais en passe d’être gagné pour Kintana Production, dirigé par Lova Ramisamanana. Entretien.    
* Les Nouvelles : Comment se passe les préparatifs en vue du concert à L’Olympia ?    
° Lova Ramisamanana. : Cela avance doucement, mais sûrement. Après la promotion sur le net, nous allons maintenant enclencher la vitesse supérieure. A partir du mois de mars, nos partenaires en fera la promotion, entre autres France télévision, France O (l’ancienne RFO), RFI et radio Nova. Ils vont passer la pub du concert plusieurs fois par jours, mais également des clips. Dans la presse écrite, les articles sur le spectacle ainsi que sur le groupe vont dorénavant se multiplier. Par ailleurs, nous éditons 15 000 flyers à distribuer à chaque concert de world music qui se tient à l’Olympia. C’est un gros investissement, mais il faut faire ainsi si on veut que le spectacle soit une réussite.
* Vous avez ajouté une deuxième date, cela veut dire que la première est déjà complète…
° Effectivement. Et d’ailleurs, pour la deuxième date, les places sont déjà vendues à 25% et on est à trois mois du concert.                           
* Je suppose qu’à part le concert, il y a des produits dérivés…            
° Un nouvel album de Mahaleo sortira avant le concert. Il sera composé de huit « anciens » titres, mais jamais enregistré, des titres que l’on peut donc considérer comme inédits, et huit autre titres complètement nouveaux. On est en train de négocier pour que l’album bénéficie du meilleur circuit de distribution possible. Par la suite, il y aura certainement un DVD. Mais tout cela se négocie car, vous savez, rien que pour pouvoir filmer à l’intérieur de l’Olympia, il faut payer un droit qui représente 11 000 euros.
* Après ce Mahaleo à l’Olympia, quel est le programme de Kintana Production ?               
° Nous avons déjà réservé différentes salles parisiennes, comme Le Bataclan et La Cigale, mais je préfère ne pas avancer de noms. Nous rêvons également d’une grande fête malgache au Zénith, mais pour le moment, c’est encore au stade de projet.      

Propos recueillis par Randy Donny

Publié dans "Les Nouvelles" du vendredi 23 février 2007, p. 12 <http://www.les-nouvelles.com> 

14:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Loisirs, musique |  Facebook

08/02/2007

M’Boutah, le secret le mieux gardé du jazz bientôt à Tana

Antsirabe est une source intarissable de talents phares qui, chacun à leur époque, ont été le chef de file de leur génération. Ny Railovy, Henri Ratsimbazafy et Bessadans les années 60, Mahaleo dans le milieu du folk-song dans les années 70 et Tempo Gaigy récemment chez les boys band. La série est sur la bonne voie de continuer avec M’Boutah qui s’annonce comme le futur chef de file des adeptes du modern trad’. medium_M_boutah.jpg

Le secret le mieux gardé du jazz se trouve à Antsirabe. Il mijote doucement dans la petite marmite à fusion du Ternaire Bleu, le cercle des musiciens en voie d’apparition, sis à l’Alliance française de la ville d’Eaux. Un jour, le couvercle se soulèvera. Et M’Boutah fera sensation…Tritra peut ne plus se reformer. Son héritage est déjà entre de bonnes mains. Un de ses membres, Tôty, a tout légué unilatéralement à M’Boutah. Les élèves ont tout compris des leçons du maître. L’esprit des musiques folkloriques souffle tout au long du répertoire de M’Boutah dont les œuvres s’inscrivent pourtant dans la lignée de l’avant-gardisme du jazz fusion. Un air d’accordéon ramène à « Mangina Zaza » tandis qu’au détour d’une ligne de basse, on s’attend à voir surgir « Anamalaho Ambany Làlana »… Mais M’Boutah, c’est du Tritra qui mange du SDF à la sauce Ricky au petit-déjeuner. C’est que outre Tôty, Silo fait partie des éminences grises du Ternaire Bleu. Ce n’est pas pour les excuser, les membres de M’Boutah sont suffisamment grands pour se défendre tout seul, mais quand on connaît l’autorité musicale des deux gourous du modern trad’, on comprend qu’il n’est pas toujours aisé de s’émanciper de leurs influences. Ce qui est sûr est que cela se fera avec le temps. Le temps que M’Boutah assimile tout pour ne garder que l’essentiel : le groove. « Teachers, leave the kids alone », chantait Pink Floyd dans « The Wall ». M’Boutah est justement le verlan de mur (« tamboho »). Avant de fouler les planches, ces gosses d’Antsirabe passaient leur temps à chanter sur les murs de la cité. Chacun d’eux deviendra les briques qui constituent le mur du « son M’Boutah ». C’est Zix (basse et percussion), Datle et Dovs (claviers), Mamy Junior (drums), Sedy, un jeune percussionniste de 14 ans, et Moïse (guitare) dont la bio mentionne une parenté avec Mahaleo. A 9 ans, sa grand-mère l’interdit de jouer à la guitare. Mais un de ses oncles du groupe Mahaleo va lever l’interdit en lui offrant une guitare. Avant d’être M’Boutah, ils étaient hardrockers, musiciens de reggae ou de variétés. Cette accumulation d’expériences explique la richesse des couleurs musicales dans le premier album, « Raomily », sorti en août 2006. En raison d’une distribution discrète, le CD se vend essentiellement à des touristes de passage au restaurant Razafimamonjy, là où M’Boutah anime des cabarets, presque quotidiennement. Soyez parmi ceux qui, historiquement, se sont procuré les premiers ce produit bientôt collector et sachez que « Aombilahy » n’est pas de Ricky, mais qu’il s’agit d’un air folklorique du Sud-est. Pour le reste, rendez-vous au CGM, le tremplin des nouveaux talents : M’Boutah y sera en concert le 23 février.    

Randy Donny

(Paru dans "Les Nouvelles" du jeudi 8 février 2007, p. 16 (http://www.les-nouvelles.com)

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