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30/07/2008

« La saga Mahaleo » vu par « Mada »

Quelques mois après sa parution en juin 2007, à l’occasion du concert à l’Olympia du groupe, le livre biograpMadajournal.jpghique sur Mahaleo est épuisé. En tout cas, il n’en reste plus que de rares exemplaires. Ceci constitue un petit exploit dans le désert de l’édition bibliographique malgache. Occupé par différents projets éditoriaux, je ne pourrais plus assurer une réédition. Je suis donc actuellement en train d’essayer de vendre ses droits pour une version « revue et augmentée ». Cela peut être une bonne affaire car le groupe pourrait encore faire l’Olympia en 2009.
Voici ce qu’en a écrit le « magazine des Malgaches de l’étranger », « Mada », en septembre/octobre 2007.   

(…) A la fois journaliste et historien, l’auteur s’est logiquement penché sur le passé pour mieux expliquer le présent. Ainsi, il relate l’épopée de Mahaleo depuis sa création jusqu’à nos jours.

Se livrer à un tel exercice est quelque peu périlleux car nul n’ignore l’itinéraire de Mahaleo, du moins dans ses grandes lignes. C’est que, le groupe compte à son actif trente-cinq ans de carrière artistique ininterrompue, une longue période durant laquelle il est toujours resté célèbre. A tel point qu’il a suscité un nombre considérable d’articles de presse, d’émissions de télévision et de radio, d’infos sur le réseau Internet et de documentaires produits sur DVD. Il a même fait l’objet d’un long métrage pour le grand écran. Voire de mémoires de fin d’études universitaires.

Dans ces conditions, l’auteur a évité d’écrire une simple chronique, rapportant des faits consignés d&ans l’ordre chronologique, qui rabâcherait des faits et événements déjà connus. Certes, le récit de l’interminable ascension de Mahaleo est relaté dans le livre. Mais ce dernier entend apporter du neuf. Pour ce faire, il fourmille également de maintes informations inédites sur les fais et gestes de Dama, Fafa, Nono, Raoul, Bekoto, Charles et Dada. Leur entente, leur brouille, leurs retrouvailles y sont rapportées. Et aussi la connivence entre les sept membres du groupe afin de préserver à la fois l’intérêt de leur formation commune et leur intérêt personnel respectif.

Dans sa préface, Randy Donny explicite longuement sa manière d’aborder son sujet. « En parlant de Mahaleo, écrit-il, personne n’est jamais allée  plus loin que les généralités. Il s’agit donc du premier travail véritablement approfondi sur l’histoire du groupe, ses origines, ses membres, son parcours avec ses heurs et ses malheurs ». Et d’ajouter : « Comme tout travail pionnier, il est tout sauf complet et définitif. Notre dessein est tout simplement de présenter une nouvelle approche du sujet, sans dithyrambe comme dans les articles de journaux, ni prétention didactique comme dans une étude universitaire. Il s’agit tout juste d’une modeste contribution aux réponses à deux questions fondamentales : quel est le secret de la popularité de Mahaleo et comment le groupe est-il parvenu à durer aussi longtemps ? ».

L’auteur conclut alors ses propos en ces termes : « Voici Mahaleo. Vous connaissez la musique. Découvrez l’histoire. Manao azafady kely tompoko fa handroso ‘ty tantara ! ». (phrase d’introduction à un récit, tirée d’une chanson en malgache de Mahaleo).

Une telle invitation ne peut qu’inciter à la lecture du livre. Un livre dont la parution constitue par ailleurs une première. C’est que, aussi curieux que cela puisse paraître, La saga Mahaleo est le premier véritable ouvrage sur le célèbre groupe malgache. En matière d’édition, il n’y a eu jusqu’ici que quelques petites brochures consacrées à ce dernier. L’ouvrage de Randy Donny, édité en format livre de poche, remplit donc un vide.

En guise d'illustration, appréciez ce clip glané sur YouTube de Chrisrala, une jolie jeune femme aux mains d'argent.

 

09/07/2008

Le rapper Big Jim Dah témoin de l'histoire

Les rappers sont-ils des punks qui s'ignorent ? Au risque d'indisposer les puristes, c'était un peu mon sentiment lorsque j'ai vu Big Jim Dah.jpg"4 èmes Amis", le dernier clip du Snoopy Doggy Dog malgache, le bien nommé Big Jim Dah. "4 emes Amis" parlent des SDF (baptisés ici 4mi), les victimes extrêmes de 48 années de mauvaise gouvernance. Il n'aimerait certainement pas qu'on l'appelle artiste engagé, mais Big Jim Dah interpelle ici ces messieurs que l'on disent grands et qui adoptent des accents zimbabwéens en déclarant que "1 million de Malgaches sont sortis de la pauvreté" depuis 2002 alors que les 4mi envahissent les rues et le pouvoir d'achat est divisé au moins par 4.

Chose curieuse, le clip de Big Jim Dah était disponible sur YouTube. Mais après que R. O. de "Midi Madagasikara" a fait un buzz autour, il a disparu du fourre-tout du net et est seulement disponible sur dailymotion ici. Avant donc qu'il ne disparaisse totalement de la toile, dont l'espace de liberté est sans cesse rogner par ceux qui ont besoin d'un lebensraum politique, voici le titre qui fait scandale, dans la même veine que "God Save The King" ! Il faut savoir que le président de la République malgache est affectueusement surnommé "Ramose", du français Monsieur.


http://www.dailymotion.com/video/x4wcab_4-emes-amis-big-jim-dah_music
 

 

ref="http://www.dailymotion.com/video/x4wcab_4-emes-amis-big-jim-dah_music">4 EMES AMIS BIG JIM DAH
Vidéo envoyée par jimtex

 

LA VOIX DES 4 EMES AMIS

 

Pour ceux veulent en avoir une copie ad vitam aeternam, je signale un logiciel de téléchargement capable d'aspirer YouTube, dailymotion et les autres, Vdwonloader, compatible uniquement sur PC. Je suis en train de l'essayer, ça marche mais il faut savoir s'y prendre.  Des conseils ici.


 

27/05/2008

Sylvin Marc, bassiste mondialement connu, s'installe dans le Midi

Il fait partie des noms qui ont accompagné ma vie, depuis l'enfance. Je l'ai surtout connu à travers "Karakara", le titre qui a propulsé Fooka Mainty Band au hit-parade, sous la houlette de Guy Lux. J'en possède d'ailleurs un exemplaire dans mon assez importante collection de disques vinyles. Je l'ai également vu à la télé, accompagnant la "croqueuse de diamant" Catherine Lara. C'est donc avec plaisir que j'apprend des nouvelles de Sylvin Marc.

Fooka Mainty Band.jpg

 

Un très grand musicien, bassiste talentueux, de renommée mondiale, Sylvin Marc, vient d'acheter une maison à Trie. Pas pour y résider au moment des vacances, mais pour y habiter et surtout y travailler : « L'ADSL, dit-il, le train à grande vitesse et un aéroport tout près du chef-lieu de canton sont des avantages et puis, au pied des Pyrénées, c'est bien, on y respire mieux qu'ailleurs. » De nationalité malgache, dans ce pays où on est très mélomane, fils d'un enseignant qui adorait la musique, Sylvin Marc a débuté à l'âge de 8 ans, au banjo mandoline. Il se souvient encore de son premier contact avec la musique. Alors qu'il répétait, son père lui a demandé d'arrêter : « Il m'a giflé parce que je ne battais pas les temps. » Après quelques années passées à l'île de la Réunion , au sein d'un groupe composé des quinze meilleurs musiciens, une demande refusée pour se rendre à Boston (États-Unis) pour un motif futile, il arrive en France avec quelques adresses en poche : Bernard Lubat, Eddy Louiss et bien d'autres. Il joue alors avec Lancaster Byard, saxophoniste ; Steve Mac Call, batteur ; Jean-Charles Capern, violoncelliste ; Jean-Luc Ponty, violoniste. Il enregistre son premier album en 1977, « Mada Nova ». L'année suivante, il forme un groupe de variétés, Fooka Mointy Band. Après avoir rencontré Didier et Francis Lockwood, ils créent un groupe de jazz rock, Surya, réputé à l'époque, précurseur de jazz rock. Pendant trois ans, ils se produisent en France, Belgique, Suisse, sur les plus grandes scènes. Sylvin Marc a rencontré Michel Jonasz, Catherine Lara, Véronique Sanson, Julien Clerc, Maxime Le Forestier. Eddy Louiss l'appelle pour une tournée en Afrique ; plusieurs fois, il s'est produit à l'Olympia, Bercy, le Zénith. Auteurs de plusieurs disques, ces derniers se trouvent sur internet, à la Fnac. Il a fait la première méthode de basse en français, avec compact disc.

Des projets à Trie

À son arrivée à Trie, il a rencontré Jacques Aubian,

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maire, et Jean-Claude Duzer, cons

eiller

général. Il a entendu parler du cinéma et surtout de la scène du Lalano. Il a également fait la con

naissance d'Yves Manceau, profess

eur de musique à Tarbes. Il s'est rendu au collège d'Astarac-Bigorre afin de présenter les instruments de musique aux élève

s de la classe de 3e. Et pour la Philharmonique , il a composé un morceau, « Paysage blanc », et doit rencontrer Claudine Casteret, présidente des Nuits

musicales.

En projet, la venue à Trie des plus grands guitaristes, batteurs, saxophonistes, pianistes de jazz. Sa compagne est, elle aussi, musicienne. Elle aime la musique latine, elle travaille avec des éditeurs de musique et crée quelques recueils, tous les ans, avec une maison d'édition bordelaise. Le couple a un enfant qui, bien que n'ayant pas encore 2 ans, connaît l'air de « Frère Jacques ».

Jean Pérès in «  La Dépêche du Midi » du 16 janvier 2008 à 12h 31.

Voir aussi le site web officiel, www.sylvinmarc.com

23/05/2008

Rossy n'est pas le problème de ce pays

Je ne veux pas être à la place de mon nouvel ami Patrick Ramiaramanana, ministre de la Culture et des sports. Encore une fois, il a mis sa tête sur le billot. Après la suspension de la Fédération malgache de foot, qui a valu à Madagascar d'être écarté de la Fifa pour une durée indéterminée, voici qu'il suspend le retour de mon ex-ennemi Rossy au pays, ce qui a obligé le tourneur, Media Consulting, d'annuler simplement la tournée. Franchement, je ne vois aucun problème politique au retour de Rossy, à moins d'être parano. Il y a dix ans, Rossy m'a menacé de mort pour des articles qui ne lui a pas plu à l'époque où je travaillais pour "L'Express de Madagascar". Il s'est trompé dans son jugement, comme le pouvoir se trompe actuellement dans son jugement sur lui. Rossy n'est pas le problème de ce pays. Ambohitsorohitra abriterait-il une machine à fabriquer des ennemis ? Quelque part, c'est aussi une atteinte à la liberté d'expression, sinon à la liberté tout court. Personnellement, cela me donne toujours des boutons. Chronique d'une affaire qui naurait pas dû en être une par le copain d'abord de Rossy, Sylvain Ranjalahy.

La tournée du groupe Rossy, prévue à partir du 27 avril, a été annulée. Le ministère des Sports et de la culture en a décidé ainsi dans "l’intérêt supérieur de la Nation287906856.jpg", Média Consulting, l’organisateur s’y est plié.

Coup de théâtre hier à la Galerie Kamoula Analakely. «J'ai le grand regret de vous annoncer que la tournée du groupe Rossy est annulée» devait annoncer , les traits tirés, Jaobarison Randrianarivony PDG de Média Consulting, promoteur de la tournée.
Les raisons de l'annulation restent obscures en dépit de l'explication donnée par Jaobarison Randrianarivony. «Le ministre Patrick Ramiaramanana m'a convaincu de l'inopportunité du concert après une entrevue», a-t-il affirmé. Ce qui était une appréhension depuis quelques jours est devenu réalité. Prévu se tenir le 20 avril à Antsonjombe, le début de la tournée de Rossy a été reporté pour cause d'élections sénatoriales où 1996 grands électeurs sont concernés.

Ce n'était en fait qu'une échappatoire. Certains faits indiquaient que la tournée était menacée. Les chaînes publiques de radio et de télévision refusaient de diffuser les annonces de la tournée qui continuaient de passer sur certaines chaînes privées. Une illusion perdue après cette rencontre avec le ministre des Sports et de la Culture.
«Le ministre m'avait laissé entendre qu'il y allait de l'intérêt supérieur de la Nation étant donné que la conjoncture ne s'y prêtait pas. Il m'avait proposé de reporter la tournée en juin», a précisé Jaobarison Randrianarivony. Le Pdg de Média Consulting a préféré l'annulation pure et simple pour limiter les dégâts.

Optimisme
«Avec les affiches, les annonces publicitaires on a engagé plusieurs centaines de millions. », regrette celui qui avait fait venir Diam's l'année dernière. Au ministère des Sports et de la Culture à Ambohijatovo, on n'est guère plus explicite sur cette annulation.
«Personnellement je n'ai rien contre Rossy, j'en suis même un fan mais en tant que responsable, je dois penser à ce qui est bien pour le pays», a-t-il affirmé sans donner plus d'explications quant au risque encouru à cause de l'organisation de la tournée de Rossy.
À Paris, c'est encore l'optimisme à tout rompre du côté de Rossy. «Nous sommes déjà au starting-block. Les ingénieurs de son et de lumière sont prêts. Le groupe est composé de dix personnes, moitié malgaches, moitié étrangers. Nous insistons pour venir. Les problèmes qu'on évoque ne nous concernent pas. Notre tournée n'a rien à voir avec la politique. Il faut rassurer tout le monde», a-t-il indiqué au téléphone.
Pour mieux cerner les événements, Rossy se fera accompagner d'une équipe de journalistes. «Deux journalistes allemands et deux journalistes français feront le déplacement avec nous», a-t-il précisé. Plus confiant que jamais, Rossy se déclare prêt à prendre lui-même en main la sécurité. «Nous viendrons pour faire la fête dans le calme. Nous sommes prêts à endosser la responsabilité de ce qui peut arriver», avance-t-il. Reste à espérer si cette
outrecuidance peut faire changer d'avis le ministre Patrick Ramiaramanana. Depuis l'affaire FMF, il connaît le refrain.

Un artiste doué 

Rossy, Paul Bert Rahasimanana de son vrai nom, a commencé sa carrière au début des années 80. L'originalité de son style très festif combinant folk, rythme africain et vakisaova – le chant des rues d'alors –, l'a rapidement hissé au sommet de la popularité sur le plan national.
En 1995, il s'est donné un autre style de musique. «Tapôlaka Glady», le label qu'il a créé, rencontre un succès sans précédent dans le milieu du spectacle à Madagascar.
Rossy est le premier à avoir donné une véritable dimension professionnelle au spectacle malgache.
En 1997, il a été l'acteur principal du succès des cérémonies de la troisième édition des Jeux de la Francophonie qui s'est déroulée à Madagascar.
Chanteur engagé, Rossy, 48 ans, issu d'un milieu très pauvre, vit en France depuis 2002.

Sylvain Ranjalahy in « L’Express de Madagascar » du 11 avril 2008


 

Coup de théâtre25190809.jpg

Rossy persiste. Rien n’arrête le groupe Rossy. Arrivé à Tana, hier à l’aube, il prépare le grand spectacle à Antsonjombe le 27 avril. Rossy annonce le maintien de la tournée en dépit de la déclaration de Patrick Ramiaramanana, ministre des Sports et de la culture. 

Pour en savoir plus, http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=16....

 

Exit Patrick

Finalement, Patrick Ramiaramanana est remercié, officiellement "suspendu", après ses maladresses dans la gestion des affaires du ministère
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de la Culture et des sports. Ce dernier est débouté par la Chambre administrative dans sa décision de dissoudre le bureau de la Fédération malgache de foot (FMF). Marc Ravalomanana apporte donc à Ahmad, le président du FMF, la tête de Patrick Ramiaramanana sur un plateau d'argent. Dessin d'Elisé Ranarivelo, de "L'Express de Madagascar", publié le samedi 17 mai 2008.

11/02/2008

Onja (Tinondia) nie être la maîtresse de Marc Ravalomanana



Tout le monde en parlait. Certains bodyguards de la Présidence rapportaient volontiers les virées de la 4x4 présidentielle et des journalistes affirment avoir recueillis d'info de la bouche même de la belle. Mais voila, comme disait quelqu'un, sois belle et tais-toi. Onja, la chanteuse de Tinondia, une tropicale bootylicious, mi-Shakira mi-Beyoncé, a donc décidé de se taire. Ou plutôt de parler. e3f8171f689ea277af2ca90253838e29.jpg

Dans "Midi Flash", le journal speed de l'Homme pressé, nouveau produit du groupe "Midi Madagasikara", Onja annonce urbi et orbi qu'elle n'est pas la maîtresse du président de la République de Madagascar, Marc Ravalomanana. "Quand on est connue, on n'est jamais à l'abri de ce genre de rumeurs, on apprend à vivre avec. Mais, je ne sors pas avec le Président. On s'est déjà rencontré mais il est quand même le Ray aman-dreny et j'ai beaucoup de respect pour lui", confesse-t-elle dans le 4ème numéro de "Midi Flash" daté du samedi 12 janvier 2008.  

Bien sûr, il n'y aura pas d'enquête à l'américaine, comme pour confirmer le penchant de Clinton pour le sexophone. Marc Ravalomanana lui-même disait que la démocratie malgache est différente de la démocratie américaine. Avec toutes les conséquences que l'on sait. Il n'y aura pas également de paparazzi pour publier des photos, SMS ou confessions intimes compromettantes. Chacun tient à sa gorge (profonde?, d'où deep throat). Cette info, qui a tenu tout le monde en haleine depuis quelques années, est donc en stand by.

"Cela ne se fait pas", a-t-on dit à un certain président de la République lorsqu'il a évoqué un projet de divorce après 2002. Depuis, Sarkozy a franchi le Rubicon, allant jusqu'à installer sa maîtresse à l'Elysée, sans être encore marié, et portant joyeusement sur ses epaules l'enfant que celle-ci a eu de son "quatre consonnes et trois voyelles" d'ex-mari.  

"Vamba", le titre de Tinondia, veut dire littéralement adultère.

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