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26/08/2014

J'ai choisi de dire non au "Ice bucket challenge" !

A moins d'être un extra-terrestre, et encore, ils en auraient déjà eu vent des échos, vous ne pouvez ignorer le phénomène "Ice bucket challenge", cette stratégie marketing à la mode qui concsiste à se (faire) verser de l'eau glacée sur la tête (ou pas) au profit de la recherche sur la maladie de Charcot ou sclérose latérale amyothrophique.

Un ami de longue date, établi en France, Lala Andriaharijaona, m'a lancé le défi, à moins de donner 20.000 Ariary à la Croix rouge malgache ! Parce qu'à Madagascar, on ne saurait trop où donner l'argent.

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J'aurais bien aimé y participer, mais comme le rappeur français Booba, qui a refusé le défi, en denonçant le gâchis d'eau alors que l'Afrique en manque (... et le Sud de Madagascar), j'ai choisi de renoncer et de changer le défi en une smartnomination.

Ainsi, j'ai décidé d'utiliser les 20.000 Ariary pour prendre  part à une "Opération cake", une levée de fonds organisée par une veuve en vue de collecter de l'argent afin de scolariser ses enfants. A la suite de quoi, j'ai nommé un collègue qui devra également faire une bonne action dans les 24h et montrer la vidéo sur "b-louuh", le morning live n°1 du moment à Madagascar. A son tour, il nommera une autre personne de son choix pour prendre le relais.

Autant kopié kolé, pourquoi ne pas faire des vidéos intelligentes ?

Ma vidéo est ici.

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20/07/2014

Langue langy

Il y a du bon à mettre de l'ordre dans son ordy des fois. Cela m'a permis de tomber sur cette chronique que j'ai écrit pour "L'Observateur" en 2011, et que j'ai prévu de publier ici avant de l'oublier dans un dossier. Plus de trois ans après, mon opinion ne change pas sur le sujet.

Guerre de langues

« Tenin-dreny » vous-mêmes !

Retenez bien ce nom car vous n’allez plus en entendre parler. Ou plutôt, on ne le parlera plus. Arho. Il s’agit d’une langue en voie de disparition. Seule deux (2) personnes, deux sœurs, la parlent actuellement en Nouvelle-Calédonie. Et elles sont déjà assez vieille. Avec elles disparaîtront l’Arho qui fait partie des 19 langues en périls sur les 24 que parlent les canaques.

Ceci mérite qu’on en parle du fait qu’hier était, paraît-il, la 11ème journée de la langue maternelle. Pour ceux pour qui ce « paraît-il » gênent, c’est tout simplement parce que pour l’auteur de ces lignes, la langue maternelle, sa langue maternelle, n’a pas besoin d’une quelconque journée internationale pour exister. Bien sûr, il y a ceux qui affirment craindre pour sa disparition. On ne sait pourquoi. Mais ce ne sont que des oiseaux de mauvais augure comme il en existe depuis le temps de nos ancêtres les vazimba. Le malgache est pratiqué par plus de 20 millions de personnes sur terre. Ce n’est pas demain la veille qu’ils vont disparaître d’un coup, suite à un génocide ou à une météorite géante qui va leur tomber sur la tête, ou qu’ils se mettront ensemble, tels des apôtres visités par le Saint-Esprit, à baragouiner une autre langue que celle qu’ils pratiquent au quotidien. Une langue ne meurs tant qu’elle évolue. Et le malgache est une langue en perpétuelle évolution. Peut-être pas dans le sens voulu par certains puristes. Mais elle évolue. Ceux qui, contrairement au reste de la planète, ne veulent pas utiliser les mots tee-shirts, sandwich ou jogging n’ont qu’à éviter d’en porter, d’en manger ou d’en faire. L’évolution d’une langue dépend de la population. Qui peut contester que « beka » (du français bécane) est beaucoup  mieux que « tongomalady » inventé par des intellectuels soixante-douzards pour dire bicyclette ? L’académie a le choix, en tout cas. Les académicien qui dira, certainement, que « komberaka » est une contraction détournée de « combine ». Et bien non. « Komberaka » vient de « komin’i Beraka ». Au temps béni des royaumes, un roi d’Analamanga n’a pu venir au bout d’un petit village situé en périphérie d’Imerina qu’en sollicitant l’aide d’un traître, le bien-nommé Beraka, qui leur a donc fourni les informations nécessaires pour attaquer le village sans coup férir. D’où le coup ou la conspiration de Beraka. Du malgache pur jus.

Définitivement, la langue appartient au peuple et non à l’élite. En fait, c’est justement cette élite là, de par sa formation « vazahisée », qui porte la langue malgache sur l’échafaud. Par son excentricité, son ignorance, sinon sa méprise de ce qui est populaire, et son intellectualisme à deux balles. Suivez mon double regard. Pour commencer, qui a eu cette idée folle, un jour, de changer le « tenindrazana » (langue des ancêtres) par « tenin-dreny » ? Cette dernière n’est qu’une simple traduction de « langue maternelle ». Une traduction particulièrement traîtresse et dévalorisante car dénuée de l’essence qui fait du « tenindrazana » l’équivalent international de « langue maternelle ». Et puis, « tenin-dreny » sonne comme un juron. Bref, une insulte aux valeurs malgaches. Rien que pour ça, le signataire ne célèbrera jamais ‘ty journée internationale des « tenin-dreny » ‘ty.  

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Sur le même sujet, mon avis dans le magazine "Watsa" de mai 2014, en pp. 25. A voir également ici .

17/02/2014

Tout, tout, tout sur le zizi !

En voilà une question qui taraude beaucoup d'hommes (et de femmes, oui oui) : quelle est la taille moyenne des pénis dans le monde et par pays ?

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Une étude anglaise révèle qu'en 2003, la taille du pénis moyen en Grand-Bretagne était de 15.24 cm, alors qu'elle n'atteint plus que 12.95 cm en 2013. Si la cause n'a pas encore été démontrée, certains pointent du doigt les pesticides ou autres substances nocives qui nous inondent dans notre vie quotidienne. D'autres accusent les ondes de nos nouvelles technologies. Tous seraient responsable d'une baisse de fertilité qui entraînerait avec elle une diminution de la taille d'un sexe. 

Bref, après cette incroyable découverte, petit tour d'horizon des différents phallus d'un pays à l'autre. Alors pour les curieuses, voici le classement mondial par pays de la taille moyenne du sexe masculin en érection.

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Et les Malgaches dans tout ça ?

1. Congo avec 17.93 cm 

2. Équateur avec 17.77 cm

3. Ghana avec 17.31 cm

4. Colombie et Venezuela avec 17.03 cm

5. Liban avec 16.82 cm

6. Cameroun avec 16.67 cm

7. Bolivie et Hongrie avec 16.51 cm

8. Soudan avec 16.47 cm

9. Jamaïque avec 16.3 cm

10. Panama avec 16.27 cm

11. Bénin avec 16.2 cm

12. Brésil avec 16.1 cm

13. Pérou avec 16.03 cm

14. France et Haïti avec 16.01 cm

Et le bas du classement, en partant du plus petit :

1. Corée du Nord et Corée du Sud avec 9.66 cm

2. Cambodge avec 10.04 cm

3. Thaïlande avec 10.16 cm

4. Inde avec 10.24 cm


 

17/12/2013

Le syndrome d' hubris : la maladie du pouvoir

 

Perte du sens des réalités, intolérance à la contradiction, actions à l'emporte-pièce, obsession de sa propre image et abus de pouvoir : tels sont quelques-uns des symptômes d'une maladie mentale récemment répertoriée qui se développerait durant l'exercice du pouvoir.
C'est le syndrome d'hubris.

Dans ses Discours sur la condition des grands, Pascal jugeait utile d’éduquer les futurs puissants en leur rappelant que leur détention du pouvoir tenait avant tout du hasard : « Surtout ne vous méconnaissez pas vous-même en croyant que votre être a quelque chose de plus élevé que celui des autres […] Car tous les emportements, toute la violence, et toute la vanité des Grands vient de ce qu’ils ne connaissent point ce qu’ils sont. » Le pouvoir exerce une fascination indéniable, autant sur ceux qui le subissent que sur ceux qui l’exercent. Assurément, l’exercice du pouvoir n’est pas une activité comme une autre et n’échoit pas au premier venu, mais les « Grands » se souviennent-ils suffisamment de leur condition de simple mortel ? Un livre et un article récents plaident pour l’instauration d’une nouvelle entité médicale qui concernerait les personnalités politiques dirigeantes : elles seraient « intoxiquées » par un étrange agent pathogène – le pouvoir – les conduisant à manifester un narcissisme pathologique.

Dans son livre In Sickness and in Power (Dans la maladie et le pouvoir) paru en 2008, David Owen examine le rôle de la maladie dans les prises de décision des chefs d’État durant les 100 dernières années. L’exercice n’est pas nouveau. On se souvient du livre de Pierre Accoce et Pierre Rentchnick, Ces Malades qui nous gouvernent, paru en 1978, qui avait relancé le débat classique sur le secret médical chez les hommes de pouvoir, et ce bien avant la révélation du cancer de François Mitterrand. Selon D. Owen, les chefs d’État tiennent entre leurs mains le destin des peuples et, de ce fait, leurs décisions doivent se fonder sur un sens du jugement solide et réaliste. Mais il va plus loin, et propose tout à fait sérieusement au lecteur et à la communauté scientifique de considérer l’idée d’une nouvelle entité clinique dont seraient victimes certains dirigeants précisément du fait qu’ils détiennent le pouvoir. L’idée provocante est également développée dans un article qu’il a cosigné avec Jonathan Davidson, psychiatre au Centre médical de l’Université Duke, à Durham aux États-Unis, récemment publié dans la revue de neurologie Brain. Cette maladie est nommée en anglais hubris syndrome.

Hubris, ou le syndrome de la démesure

Le concept d’hubris est tiré non seulement de la philosophie grecque – on le retrouve chez Platon et Aristote –, mais également du théâtre, où il permet de raconter de grandes épopées, où le succès monte à la tête du héros, qui prétend se hisser au rang des dieux ; il est alors impitoyablement remis à sa place par Némésis, la déesse de la vengeance. L’hybris grec renvoie à la démesure et à ses conséquences funestes.

Malheureusement, il n’existe pas en français d’équivalent satisfaisant au mot anglais hubris. Une approximation serait « orgueil démesuré ». Mais le champ sémantique du terme anglais est beaucoup plus large : il associe narcissisme, arrogance, prétention, égotisme, voire manipulation, mensonge et mépris. Le terme renvoie également à un sentiment d’invulnérabilité, d’invincibilité et de toute-puissance, en y associant un certain pathétique. Comme le narcissisme, l’hubris désigne aussi un manque d’intérêt pour tout ce qui ne concerne pas le sujet personnellement, une absence générale de curiosité. La caractéristique principale de l’hubris est qu’il est visible de tous, sauf du principal intéressé et de ses fidèles. Adapté à la politique, on voit immédiatement se profiler quelques candidats au syndrome d’hubris, mais D. Owen se focalise surtout sur l’analyse des chefs d’État britanniques et américains.

La naissance d’une nouvelle maladie

Qui est donc David Owen ? Un agitateur, un anarchiste, un extrémiste ? Non, il est un fleuron d’une certaine orthodoxie politique à l’anglaise. Très vite, il devint membre du Parlement, puis le plus jeune ministre des Affaires étrangères britannique. Il fonda le Social Democratic Party, qu’il dirigea plusieurs années. Conseiller, membre de la Chambre des lords, chancelier de l’Université de Liverpool, le personnage...

A lire ici.


03/10/2013

Lynchages de deux Européens soupçonnés de trafic d'organes

Quand la population n'a plus confiance en la Justice et à ses bras armés, cela aboutit à des scènes d'une époque que l'on croyait révolu. La vérité est ici.

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L'homme soupçonné d'être un kidnappeur et qui a été placé en garde à vue hier à la gendarmerie de Nosy Be aurait avoué dans la nuit commettre les enlèvements pour le compte d'un réseau international de trafic d'organes, des actes qui seraient commandités par deux ressortissants étrangers. Arrivée sur la plage de Madiro Kely où les deux étrangers sont hébergés, la foule aurait découvert dans le congélateur du bateau des étrangers des organes d'enfants congelés. Lynchés puis brûlés vifs sur la plage, les corps étaient encore fumants aux premières lueurs du jour. Un témoin vazaha a tenu à préciser : "malgré la colère, la foule est restée clairvoyante et ne s'en est pas pris du tout aux étrangers croisés dans la rue, seuls les deux commanditaires des enlèvements étaient visés par cette vengeance collective". Pour l'heure la situation est toujours tendue aux abords de la gendarmerie où des maisons de gendarmes, accusés de laxisme par les habitants, ont été brûlés.

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Madagascar / Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole – 3 octobre 2013 PARIS, France, 3 octobre 2013/African Press Organization (APO)/ – Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole – 3 octobre 2013

Q – Deux Français ont été lynchés à Nosy Be, soupçonnés de s’être livrés à un trafic d’organes. Avez vous des informations sur les circonstances de ces meurtres ?

R – Deux étrangers sont décédés. Nous avons confirmation de la nationalité française de l’un d’entre eux. Nous comptons sur la justice malgache pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ces événements et avons demandé aux autorités malgaches de prendre les mesures pour assurer la sécurité de nos ressortissants sur place, Nosy Be étant une destination fréquentée par les touristes. Afin de garantir la sécurité des Français sur place (environ 700 de nos compatriotes résidant à Nosy Be sont inscrits au registre des Français de l’étranger), plusieurs messages de vigilance ont été adressés ces dernières heures aux Français présents sur cette île, par SMS, message électronique ou par le biais du système Ariane pour les Français de passage ayant signalé leur déplacement. Les “conseils aux voyageurs” viennent d’être actualisés. ll est recommandé aux personnes présentes à Nosy Be de ne pas se déplacer et à celles qui ont prévu de s’y rendre de différer provisoirement leur visite. L’école française a été temporairement fermée.

SOURCE France – Ministry of Foreign Affairs