Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/08/2008

Pourquoi le monde tremble face au réveil de la Chine

 

 

Censure, non respect des Droits de l'Homme, pollution... Les faces cachéeWeb Amnesty.jpgs de la Chine seront à la Une le temps des Jeux Olympiques. Tant mieux. Cela fera réflechir les adeptes de la pensée politique unique, deux systèmes économiques. Mais il faut simplement éviter de critiquer la Chine, comme on critique la mondialisation. L'essentiel est de comprendre et de composer avec. Le temps des rêves est fini avec la mort des idéologies. Sinon, on fera encore des détours inutiles de plusieurs années.

A l'occasion de l'ouverture des Jeux Olympiques donc, voici la Chine telle que l'on ne vous l'a peut-être pas encore dit, d'après un article de MFI.

Jeux Olympiques.jpg

(MFI) Les jeux Olympiques de Pékin seront l’occasion pour la Chine d’offrir une image de puissance et de modernité. Le développement économique de l’Empire du milieu est sans conteste impressionnant. Le pays est désormais la troisième économie mondiale. Mais les inégalités sont abyssales entre une côte Est très riche et des campagnes miséreuses. Les spécialistes redoutent l’explosion d’une bulle spéculative et immobilière. Pour certains, la pauvreté des campagnes sera un frein au développement. Jusqu’à présent, les faits ont donné tort à ceux qui prédisaient le pire pour Pékin.

La Chine est-elle désormais une superpuissance économique ?

L’Empire du milieu séduit autant qu’il effraie. Hier, il était considéré comme un vaste marché ouvert aux entrepreneurs audacieux, en quête d’une main d’œuvre travailleuse et bon marché. Aujourd’hui, il est vu comme un prédateur, dévoreur de matières premières, voleur d’emplois, responsable des délocalisations et de la hausse du prix du pétrole. Ce qui était un pays en pleine évolution redevient une dictature qui ne respecte même pas l’environnement.

Depuis qu’en 1978, feu le président Deng Xiaoping a fait le choix de « l’économie socialiste de marché », la Chine est devenue la troisième puissance économique mondiale (derrière les Etats-Unis et le Japon) avec un PIB de 3 280 milliards de dollars. « Simple retour à la normale », affirme-t-on à Pékin où l’on rappelle que la Chine a été la première puissance mondiale jusqu’en 1820 (elle représentait alors 30 % du PIB mondial), avant de rater la révolution industrielle et de sombrer dans la guerre de l’opium. Les préceptes maoïstes ont fait le reste.

Se donner le tournis avec les chiffres de l’économie chinoise est facile. Depuis trente ans, le taux de croissance est chaque année supérieur à 8 %. Il a encore été de 11,9 % en 2007, soit la cinquième année consécutive à deux chiffres. Le pays s’est transformé en un gigantesque chantier. Partout on construit des immeubles, des usines, des villes même. La Chine est le premier constructeur au monde d’autoroutes, de voies ferrées, de logements et de centrales électriques. C’est aussi le premier consommateur de ciment, de charbon et d’acier, et le 2e de pétrole. Le pays assure à lui seul 18 % de la croissance économique mondiale.

Loin des préceptes du Petit livre rouge, la consommation connaît une hausse vertigineuse. En ville, les grands magasins ne désemplissent pas, et l’image des nuées de bicyclettes a été remplacée par celle des encombrements automobiles. Grâce au développement économique, 300 millions de Chinois sont sortis de la pauvreté, et le niveau de vie moyen double tous les huit ans. En 1990, on comptait zéro carte de crédit dans le pays, 100 millions en 2001, 802 millions aujourd’hui. « Pendant longtemps, vivre à crédit était considéré comme honteux par les Chinois, qui avaient le culte de l’effort et de la parcimonie. Aujourd’hui, la consommation à crédit est tendance », souligne Jean-François Huchet, le directeur du Centre français d’études sur la Chine contemporaine.

« Allez à l’étranger », scandait Deng Xiaoping. Les entreprises chinoises l’ont compris : 8 000 d’entre elles sont présentes dans 160 pays. En 2006, les investissements chinois à l’étranger ont représenté 12,3 milliards de dollars, soit une hausse de 120 % par rapport à 2005 ; 35 % de ces investissements sont réalisés dans les hautes technologies. A l’instar de Lenovo qui a racheté la division PC d’IBM. Parallèlement, 72 milliards ont été investis en Chine en 2007 par des firmes étrangères, surtout asiatiques.

Mais dans un pays de 1,3 milliard d’habitant, le PIB/tête – 2 200 dollars officiellement – représente moins de 20 % de celui des Etats-Unis. C’est une première dans l’histoire de l’économie mondiale : un pays en développement s’est imposé comme une grande puissance.

Le miracle économique chinois est-il durable ?

La question divise les experts. A en croire l’économiste Albert Keidel, du Carnegie Endowment for International Peace : « La performance économique de la Chine n’est pas un phénomène passager. Elle dure depuis plus de vingt ans et n’a aucune raison de s’arrêter. L’économie chinoise aura dépassé celle des Etats-Unis vers 2035. » Un avis que partage Patrick Arthus, auteur de La Chine (Ed Puf) : « La Chine est plus stabilisante que dangereuse pour l’économie mondiale. C’est une économie qui se développe vite et n’a d’autres choix que d’aller de l’avant. La Chine va encore croître et surprendre ses critiques. » Jusqu’à présent, les faits ont donné tort aux Cassandre qui annoncent régulièrement un ralentissement de la croissance chinoise. Néanmoins, les contraintes sont de plus en plus fortes pour Pékin.

Comme la Corée du Sud avant elle, sa stratégie de développement repose sur des bas salaires pour exporter en masse, puis favoriser une consommation intérieure qui complète le moteur de l’exportation. La différence est que, si Séoul avait fermé ses portes aux investisseurs étrangers pour protéger les entreprises nationales, la Chine a largement ouvert sa grande muraille. Résultat : plus de la moitié des exportations du géant asiatique sont le fait d’entreprises étrangères. « Il faut distinguer les produits “made in China et les produits made by China », insiste l’économiste Johanna Melka, citée par Le Monde. En outre, l’Empire du milieu serait peu compétitif. C’est ce qu’explique Johanna Melka : « Certes, les salaires sont bas par rapport aux standards occidentaux, mais ils augmentent rapidement du fait de la pénurie de main d’œuvre. Surtout, la productivité est faible, l’administration très lourde, les salariés qualifiés peu nombreux, les infrastructures souvent obsolètes. Cela donne des coûts salariaux unitaires supérieurs à ceux de certains pays asiatiques ou sud-américains. » D’autres pointent le retard de la Chine dans la recherche et développement, son manque de marques reconnues mondialement. Ce ne serait que l’atelier du monde, pas son centre d’ingénierie. « On faisait la même critique au Japon dans les années 70, à la Corée dans les années 80. Aujourd’hui, leurs marques sont synonymes de qualité, même dans le secteur des hautes technologies », rétorque l’économiste et sinologue Roland Lew. Au demeurant, TLC et Lenovo sont des marques qui commencent à s’imposer. On trouve même des 4X4 chinois sur les routes européennes. Certes, il est de bon ton d’ironiser sur leur qualité médiocre. Mais dans dix ans ?

Quels sont les principaux risques auxquels est confrontée l’économie chinoise ?

C’est le modèle de développement chinois qui inquiète le plus les économistes. « Pékin est trop dépendant du reste du monde. 70 % de son PIB provient du commerce extérieur et des investissements. La consommation intérieure représente moins de 30 % du revenu national, contre 65 % dans les pays développés. Que l’on assiste à une récession mondiale, et la Chine va trembler sur ses bases », analyse Andy Xie, économiste à la banque Morgan Stanley.

Aujourd’hui, l’économie chinoise semble lancée dans une vertigineuse course en avant, comme si la machine s’était emballée : les entrepreneurs construisent toujours plus d’usines, de nouvelles boutiques s’ouvrent tous les jours, les promoteurs lancent chaque semaine de nouveaux programmes immobiliers. Mais si un jour, il n’y avait personne à l’autre bout de la chaîne pour acheter et consommer... Les autorités chinoises redoutent une possible surchauffe ; elles ont renchéri le crédit, freiné les émissions de liquidités et augmenté les taxes. Mais rien n’y fait. Le taux de croissance a encore été de 11,9 % en 2007 alors que Pékin tablait sur 8 %. « Le comportement du gouvernement chinois ressemble à celui d’un surfeur qui négocie la crête d’une vague. Il veut éviter une chute trop importante de la croissance, mais craint d’être emporté par la surchauffe et l’inflation », observe un économiste européen à Pékin.

La sécurité énergétique est l’un des principaux goulots d’étranglement. En la matière, les besoins sont supérieurs aux ressources. Le pays a beau importer des hydrocarbures et des matières premières du monde entier – quitte à s’entendre avec des Etats mis au banc de la communauté internationale – les coupures de courant sont quotidiennes, obligeant les usines à stopper leur production. En février dernier, une émeute s’est produite dans une station-service de la ville côtière de Ningbo. Des centaines de camionneurs et automobilistes attendaient depuis des heures de remplir leur réservoir, quand on leur a annoncé que les cuves étaient vides et ne seraient pas réapprovisionnées avant plusieurs jours.

Autre bombe à retardement : la bulle immobilière et spéculative. De luxueux complexes de bureaux et d’appartements sortent de terre toutes les semaines. Mais ils se vendent difficilement. Le soir, dans les nouvelles villes chinoises, nombre de ces tours restent plongées dans le noir, faute d’habitants. Idem pour la Bourse. Depuis septembre 2007, on compte 200 000 ouvertures par jour de comptes en action, et le pays affiche désormais 60 millions de petits porteurs. Après le jeu de go, celui de la spéculation boursière. Mais la Bourse fait des yo-yo qui pourraient ruiner des milliers de petits épargnants.

Dernière menace : l’inflation. Celle-ci a atteint 7,5 % en 2007 ; mais 18 % pour les produits alimentaires, qui représentent le tiers des dépenses des ménages chinois. Certains produits battent des records, comme l’huile de soja (+58 %) ou la viande de porc (+43 %). Additionnée à la corruption et aux inégalités sociales, cette inflation provoque la colère. Les autorités multiplient les contrôles contre les ententes illicites entre producteurs ou entre commerçants. Un contrôle des prix a été institué pour le lait et les céréales. Cela n’empêche pas des manifestations contre la vie chère d’éclater sporadiquement. En novembre dernier, dans un magasin Carrefour de Chongqing, une promotion sur l’huile de colza a viré à l’émeute, faisant trois morts parmi les clients. Le gouvernement chinois n’a pas oublié qu’en 1989, c’est la hausse des prix qui a initié le mouvement social qui a débouché sur les manifestations de la place Tianenmen.

Entre la flambée des prix alimentaires, les yo-yo de la Bourse, la multiplication des projets immobiliers, les investissements industriels sans fin, les autorités chinoises essaient d’éteindre tous les incendies potentiels. Mais dans un pays de 1,3 milliard d’habitants, elles ne peuvent pas tout contrôler.

Les inégalités sociales constituent-elles une menace sérieuse ?

Début juillet, un millier de travailleurs migrants ont attaqué, trois jours durant, le poste de police de la ville Les-jeux-de-pekin.jpgde Kanmen, au sud de Shanghaï. Objet de leur courroux : le licenciement de plusieurs ouvriers, et l’impossibilité de nombreux autres d’obtenir une carte de résident, impérative pour avoir droit à la sécurité sociale. Cet incident illustre le malaise social persistant des campagnes chinoises. Selon l’Ong Human Right Watch in China, il y aurait eu 87 000 manifestations de ce type en 2007. Les causes sont diverses : salaires impayés, confiscations de terres, fermetures de dispensaires, abus de pouvoir des autorités locales… A en croire l’économiste Johanna Melka : « La Chine est aujourd’hui le pays le plus inégalitaire du monde. Jamais depuis 1949 (année de l’arrivée au pouvoir de Mao, NDLR), les disparités de revenus n’ont été aussi grandes. »

Un rapport de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) estime pourtant que le modèle chinois a su trouver un bon équilibre entre libéralisme et interventionnisme. A contrario, les recettes libérales du FMI n’ont jamais permis à un pays de sortir du sous-développement. De même, la libéralisation de l’économie chinoise en 1978 aurait permis, selon la Banque mondiale, la plus forte baisse de pauvreté de l’Histoire, puisque 74 % des Chinois vivaient sous le seuil de pauvreté en 1981 et 15 % en 2004 : 300 millions de personnes ont ainsi échappé à la misère. Néanmoins, la différence de développement est abyssale entre la côte Est et le reste du pays. A Pékin, Shanghai ou Canton, les grandes marques occidentales alignent leurs boutiques, les enseignes sont clinquantes et les automobiles toujours plus nombreuses. Mais à 3 000 km de là, dans la province du Gansu, les routes des villages ne sont pas bitumées, les maisons n’ont pas l’électricité et aucun médecin n’est présent. L’envoyé spécial du Monde se rappelle un paysan qui ne buvait que de l’eau chaude sucrée car le thé – pourtant boisson nationale – était trop cher. Les statistiques confirment ces images. Le revenu moyen des paysans est trois fois inférieur à celui des citadins. Pire : dans les grandes villes, le revenu par habitant est comparable à celui de l’Union européenne, alors que dans les régions les plus pauvres, il est au niveau de la Namibie. On est loin de la « société harmonieuse » prônée par le Premier ministre Wen Jiabao. « Non seulement les paysans chinois ne profitent pas de la croissance économique, mais ils en souffrent puisque leurs terres leur sont confisquées afin de construire des usines », ajoute Johanna Melka. Ils sont également victimes des atteintes à l’environnement du fait de l’industrialisation (voir article ci-après).

La Chine comptait un milliardaire (en dollars) en 2003, 15 en 2005 et 106 en 2007. La presse aime à dresser le portrait de ces tycoons qui roulent en Jaguar, habitent une réplique du château de Versailles et voyagent en jet privé. On parle moins des 200 millions de travailleurs migrants, les mingong : des paysans pauvres de provinces défavorisées qui tentent leur chance en ville, travaillant 18 heures par jour, 7 jours sur 7, logés collectivement dans des taudis, payés une misère, ne disposant pas de permis de résidence – le houkou – qui leur permettrait d’inscrire leurs enfants à l’école et de bénéficier d’une couverture médicale.

« Les Chinois ne souffrent pas de l’absence de liberté politique au sens où vous l’entendez en Europe, avec des partis divers, une presse libre, puisqu’ils n’ont jamais connu cette situation. Par contre, ils n’admettent pas les inégalités sociales criantes, les abus des hiérarques locaux du Parti communiste, la corruption croissante, l’impossibilité de se faire soigner ou d’inscrire leurs enfants à l’école, quand certains de leurs compatriotes vivent comme des nababs. La nouveauté est qu’aujourd’hui, ils osent manifester », souligne, dans Libération, le sociologue hongkongais Chen Xiwen.

Conscient du problème, le gouvernement chinois a adopté, en 2006, un plan de développement des campagnes qui met l’accent sur l’amélioration des infrastructures, la mise en place d’un système d’assurance sociale, la valorisation des terres. Mais ses effets tardent à se faire sentir. Selon l’économiste Andy Xie : « Alors que son taux de croissance dépasse 10% chaque année, la Chine n’affecte que 1,6% du PIB au soutien des campagnes. La priorité est là désormais car l’explosion des inégalités fragilise la poursuite du développement. »

Attaqué sur sa droite par ceux qui critiquent son libéralisme et sur sa gauche par ceux qui réclament une accélération des réformes, le Parti communiste chinois sait qu’aujourd’hui sa légitimité est l’enrichissement de la population. Celle-ci ne doit donc surtout pas connaître un coup d’arrêt.

Jean Piel

 

31/07/2008

Quelques vérités sur le développement de Madagascar

Vive les vacances ! Aujourd’hui 31 juillet marque la fin de l’année académique 2007-2008 pour l’ESSVA, l’université catholique d’ESSVA.jpgAntsirabe où j’enseigne le journalisme et l’histoire. Cette fin d’année marque également ma première année au sein de l’établissement en tant que Responsable de la filière Communication. En acceptant le poste, j’avais une petite liste de projets à réaliser. Je ne suis pas peu fier de mon bilan avec, entre autres, la publication du premier journal de l’école, « Excelsior », et un voyage d’études à Nosy-Be pendant le festival Donia. Depuis mon arrivée, une dizaine de journalistes sont passés à l’Essva pour des rencontres professionnelles avec les étudiants…

Sur mon initiative également, le « think tank » Club Développement et Éthique (CDE) a donné une conférence sur le thème de la Décentralisation, le 13 juin 2008. Le député Bernard Ravelonjato et l’adjoint au maire de Tana, Serge Radert, ont fait chacun une brillante intervention. Mais il y avait également Serge Zafimahova, ancien conseiller à la Présidence, dont je publie ici un large extrait de la communication : «les régions malgaches face aux enjeux de la mondialisation et de l’intégration régionale : de la réflexion intellectuelle à la mise en œuvre ». C’est un document de réflexion qui mérite que l’on s’attarde, au-delà des divergences d’opinion. Moi-même, je ne suis pas du même courant politique que les intervenants. Pour ceux qui veulent avoir la version intégrale, il suffit de me faire signe. 

(…) Sans jamais avoir été en guerre, l’économie malgache a les caractéristiques d’un État en conflit permanent. Cette situation s’explique par les crises de pouvoir frappant le pays de manière cyclique. Les alternances procèdent pour l’essentiel d’actes extraconstitutionnels (1972, 1975, 1991, 1996, 2002). Elles se font généralement sous la pression de circonstances exceptionnelles à son essence et donnent lieu à des improvisations, à des tâtonnements et à tout recommencer une fois la nouvelle équipe aux affaires. La continuité de l’État est remise en cause à chaque changement de régime.

Parallèlement les déséquilibres régionaux se renforcent. La décentralisation prônée par les gouvernements successifs n’a pas encore réussi à corriger les inégalités, faute de réelle volonté politique du pouvoir central. Par exemple en 2007 ou en 2008, le total du budget alloué aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) ne représente même pas 7% du budget national, sans compter le flou artistique concernant les textes régissant les régions.

Les effets de l’effacement de la dette sont loin de se faire ressentir au niveau du panier de la ménagère. En effet, si en décembre 2002 l’équivalent du SMIG permettait d’avoir 2 sacs de riz de 50 kg soit 100 kg (déjà très bas), en décembre 2007 le SMIG ne permettait plus que d’avoir moins de 35 kg de riz.

Du fait de l’adhésion de Madagascar à l’iPPTE, l’État est sous la tutelle des institutions financières de Bretton Woods et, ne possède aucune marge de manœuvre de négociations financières pour accéder à de nouveaux prêts, sans l’aval de ces dernières. L’État est considéré insolvable, aussi, la réputation de la signature de l’État malgache, sur la place financière internationale, est quasi nulle pour des résultats à évaluer très sérieusement en toute indépendance. De ce fait sauf à anticiper le remboursement de la dette extérieure, il est quasi impossible pour l’État de lever des fonds sur le marché financier international à l’exemple des Fonds souverains de pays comme la Chine, Singapour, le Koweït, Abu Dhabi, Qatar,... encore moins auprès des institutions financières internationales comme Merryl Lynch, JP Morgan ou BNP Paribas.

A l’aune de ce qui est dit plus haut, l’échec de la « table ronde » sur le MAP (Madagascar Action Plan) les 09 et 10 Juin 2008 était prévisible. L’Exécutif malgache a essayé de négocier un financement supplémentaire de 5 milliards $Us mais les nouveaux engagements fermes des bailleurs de fonds sont largement en dessous de 150 millions $Us soit moins de 0,5% du montant souhaité à l’issue de la réunion de juin.

BUDGET PREVISIONNEL - MADAGASCAR ACTION PLAN (MAP)

Engagement

(millions de $Us)

Coût

Acquis

A rechercher

Gouvernance responsable

806,5

218,94 (27%)

587,56

Infrastructure reliée

3276,64

2027,10 (62%)

1249,54

Transformation de l’éducation

1340,10

769,21 (57%)

570,90

Développement rural

1578,17

626,5 (40%)

960,68

Santé, planning familial et lutte contre le VIH/Sida

982,62

531,57 (54%)

451,06

Economie à forte croissance

653,36

39,30 (06%)

614,06

Environnement

347,74

22,51 (06%)

305,23

Solidarité nationale

208,72

15,77 (08%)

192,95

TOTAL GENERAL

9182,84

4250,89 (46%)

4931,96 (54%)

Sources : « Enjeux stratégiques du développement de Madagascar » par le Ministre de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie – Table ronde des partenaires du développement de Madagascar 09/10 Juin 2008 (Cf. Express de Madagascar du 11 Juin 2008 p. 5)

Sur les 4250,89 millions $Us acquis, les 3717,70 millions $Us proviennent des Bailleurs de fonds et les 533,19 millions $Us se trouvent être la contrepartie malgache.

 

Serge Zafimahova, Président du CDE.

Décentralisation.jpg

De g. à d., Bernard Ravelonjato, Serge Radert et, à l'ext. d., Serge Zafimahova, lors de la conférence du 13 juin 2008 à l'Essva. 

31/03/2008

Ces malades qui nous gouvernent

Mugabe.jpg« Je ne quitterai le pouvoir que lorsque j’aurai cent ans », « je suis diplômé en violence »… Malgré la bizarrerie de ses déclarations, il se vante également d’être un « Hitler noir », le président zimbabwéen Robert Mugabe continue de bénéficier d’appuis de la part de plusieurs dirigeants africains. Pas moi. Un peu parce que je ne suis pas un dirigeant, simplement Africain, beaucoup parce que je déteste ces présidents incompétents dont les réalisations sont inversement proportionnelles aux promesses. Avec un taux d’inflation de +1600% en janvier 2007, 1730% trois mois plus tard, 165.000 % en février 2008 selon l'AFP, Robert Mugabe est un des recordmen du monde d’échecs économiques. Nul doute que Bob Marley, s’il était encore vivant, aurait changé les paroles de sa chanson. Et dire que ce mec là veut toujours s’accrocher au pouvoir malgré une date de péremption largement dépassée : 84 ans dont 27 au pouvoir. Avec Bokassa et Idi Amin Dada, Robert Mugabe fait partie du tableau des dictateurs nègres, démagogues et cyniques, qui prennent leurs citoyens pour des cons.    

« Le président zimbabwéen Robert Mugabe a affirmé le 15 septembre 2005 que les Zimbabwéens ne mouraient pas de faim, mais qu'ils refusaient de changer leur régime alimentaire pour manger des patates ou du riz. Robert Mugabe a affirmé à l'Associated Press que son peuple était « très, très heureux ». Le véritable problème résidait dans la dépendance au maïs, selon lui, « mais cela ne veut pas dire que nous n'avons rien d'autre à manger : nous avons des tonnes de patates mais les gens ne sont pas des mangeurs de patates… Ils ont du riz mais cela ne les attire pas », déplorait Robert Mugabe ».

L’Afrique est remplie de ces présidents qui prennent les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages et qui refusent d’admettre qu’ils ont complètement échoué dans leurs missions de développer le pays. Ah si, il y en avait quand même un : le président zambien Levy Mwanawasa. En 2006, il a reconnu publiquement avoir échoué à vaincre la pauvreté en Zambie. "It has not been possible to reduce poverty and I feel sad about it," a-t-il notamment déclaré (http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/4163475.stm). Malgré cela, il souhaite rester encore un bout de temps au pouvoir. Un mea culpa qui lui a valu un nouveau mandat. Pas fou Mwanwasa. Lui que ses détracteurs considèrent justement comme un taré.

« Qu’on se le dise et qu’on l’écrive ! Le président de Zambie, Levy Mwanawasa n’est pas malade. La preuve, il a demandé à la police d’arrêter tous ceux qui affirment qu’il est malade, en particulier d’avoir des troubles du cerveau. Cette annonce a été faite sur les ondes de la radio d’Etat à Lusaka.
Un hebdomadaire zambien a ressorti une vieille rumeur affirmant que le chef de l’Etat était atteint de troubles du cerveau qui pourraient nuire à ses performances en tant que chef de l’Etat.
Pendant la campagne électorale de la présidentielle de décembre 2001 cet argument avait été utilisé par ses adversaires dont certains n’hésitaient pas à le qualifier de “légume”.
Levy Mwanawasa a été victime en 1993 d’un très grave accident de la route. Depuis, il a des difficultés à s’exprimer et nombreux sont ceux qui considèrent que ses capacités intellectuelles sont diminuées et qu’il n’est pas apte à assumer les plus hautes fonctions de l’Etat.
Quatre journalistes zambiens de l’hebdomadaire « The People » ont été arrêtés et inculpés pour diffamation envers le chef de l’Etat pour un article prétendant qu’il souffrait de la maladie de Parkinson.
Mais tenace, le quotidien indépendant « The Post » a publié sur une pleine page une pétition de personnes présentées comme des “citoyens préoccupés”, affirmant que M. Mwanawasa n’était pas sain d’esprit et appelant son gouvernement à le relever de ses fonctions.
La loi zambienne rend le délit de diffamation envers le président passible de trois ans de prison.
Faute de pouvoir faire taire la presse, début juin, des jeunes du Mouvement pour la démocratie multipartite (MMD, parti au pouvoir) ont confisqué des exemplaires de journaux privés avant de battre des vendeurs, dont certains, sévèrement battus, ont été hospitalisés ».

http://www.afrique-express.com/archive/AUSTRALE/zambie/zambiebio/251levymwanawasa.htm

Le 14 janvier 2008, jour de la Saint-Valentin , Madagascar a déclaré sa flamme à Mwanawasa, par ailleurs président de la SADC , la communauté économique de l’Afrique australe, en lui déroulant le tapis rouge à l’occasion d’une visite officielle. Il est vrai que pour pouvoir entrer à Madagascar, on n’exige pas un certificat de bonne santé mentale.  

1825774591.jpg

Instantané pris par la Présidence de la République malgache : Levy Mwanawasa buvant son verre sans attendre le toast du président malgache. Mais n'allez surtout pas en conclure que c'est une preuve de sa faiblesse d'esprit.

Le dessin en haut est paru dans le journal NZZ am Sonntag

28/02/2008

Historique des relations diplomatiques avec les Etats-Unis

Le président américain George W. Bush s'est rendu en Afrique du 15 au 21 février 2008. Pour l'occasion, l'ambassade des Etats-Unis s'est fendu d'un communiqué de presse pour confirmer l'importance des relations entre les Etats-Unis et l'Afrique. Une relation diplomatique vieille de 146 ans d'histoire. Selon le communiqué, "c'est en 1862 que les Etats-Unis ont établi des relations diplomatiques avec un pays africain, le Libéria".324367928.jpg

Dans les coulisses de l'histoire, il s'avère que Madagascar fait partie des premiers pays africains qui ont établi des relations diplomatiques avec les Etats-Unis. C'était en... 1862 justement. L'ouvrage le plus complet concernant les relations entre les Etats-Unis et Madagascar est le mémoire de fin d'études que j'ai écrit en 1994 : "Contribution à l'étude des relations malgacho-américaines au XIXè siècle (1862-1895)". Il n'est pas encore disponible sur le commerce (malgré la mention de "large diffusion"), mais est consultable normalement auprès des archives de l'Ecole normale supérieure de Tananarive. Lecture dirigée.    

Le consul des Etats-Unis à Maurice, Thomas Shauckland, décida, le 20 septembre 1862, de nommer Jules Xaver, agent consulaire américain à Madagascar, selon la teneur de la lettre qui suit :

« A Jules Xaver,

Monsieur,

Accordant pleine confiance à votre intégrité et habileté et pour assurer au commerce américain et aux marins la protection que la politique illuminée du présent roi de Madagascar rend plus que nécessaire en cela qu’il y aura un accroissement des relations commerciales avec cette importante île, par les actifs et entreprenants marchands des Etats-Unis, je vous désigne parla présente constitue et vous nomme, Agent consulaire des Etats-Unis d’Amérique pour Madagascar, sous réserve toutefois de l’approbation du Président des Etats-Unis et du Roi de Madagascar auquel dès votre arrivée à Madagascar, vous devez transmettre la copie de ceci pour son information et appréciation avec le profond respect du Gouvernement des Etats-Unis pour sa Majesté.

Votre très obéissant…

Thomas Shauckland »

Ce document est disponible sur microfilm aux Archives nationales malgaches, sous référence XIV Mi 1. Quelques jours plus tôt, Shauckland avait exprimé au Secrétaire d’Etat américain Seward la possibilité pour des Américains d’acquérir des concessions « pour l’industrie » à Madagascar, comme l’ont fait les Français et les Britanniques.

Les consuls de l’époque avaient plus d’indépendance d’actions que ceux d’aujourd’hui. Ainsi,  « Benjamin Bidlack avait négocié le traité nommé d’après lui avec la Nouvelle Grenade en 1846, James Gadsden, de son propre chef, avait arrangé la Transaction Gadsden avec le Mexique en 1853 et une pléiade de ministres en Turquie avait essayé, souvent en vain de décrocher des privilègeset des faveurs pour les Américains dans ce pays » (Findling (J. E.), « Dictionary of american diplomatic history », Greenwood Press, p. XVI).

De plus, la nomination d’un agent consulaire relève de la compétence d’un consul. Précision tirée d’un traité appartenant jadis à Rainilaiarivony et auquel nous devons toutes nos connaissances sur les usages diplomatiques qui avaient cours au XIXè siècle : De Martens (C.), « Ny diplaomatika milaza ny mety atao sy ny anjara raharahan’ny mpanao diplaomatika sy ny konsily », Antananarivo, 1885, Boky I, P. 201. Traduction de A. Tacchi.

Le roi Radama II, informé de la décision, ordonna au gouverneur de Tamatave de recevoir Xaver selon le protocole correspondant à un personnage officiel :

« Et concernant Jules Xaver, c’est lui que les Etats-Unis ont nommé leur consul à Madagascar, ainsi recevez-le bien en toute dignité selon ce qui sied à un Consul car Jules Xaver est le Consul de l’Amérique. Lors de son premier lever de drapeau, donnez des coups de canon correspondant à ce qui doit être donné pour cette occasion » (Lettre de Radama II à Andriamandroso, 14 adimizana 1862, conservée aux Archives nationales malgaches, sous références BB 49, 264è lettre).      

Par contre, le Département d’Etat américain, apparemment accaparé par la Guerre de Sécession, semble n’avoir donné suite à l’affaire. Ceci explique le fait que les annales diplomatiques américaines demeurent ignorantes de cet épisode.  

 

20/12/2007

Madagascar veut adhérer au Commonwealth

102a5bea0356a1f5aa0b4988ed5ea548.jpgLors de mon séjour à Paris, en juin 2007, j'ai fait la connaissance d'un ami de Fafah (Mahaleo). Je suis désolé pour lui, mais j'ai oublié son nom. C'est impardonnable de ma part parce qu'il ll m'a fait visiter sa maison et voiturer jusqu'à chez moi. C'est un informaticien sympa et surtout un sympathisant altermondialiste et fervent tiermondiste. Il m'a indiqué un site web sur lequel je pourrais trouver des informations sur le projet du gouvernement malgache d'adhèrer au Commonwealth. Je ne sais pas ce qui m'est arrivé, mais je ne suis jamais allé voir le site. Dommage. Cela aurait pu être un scoop de moi. J'étais donc agréablement surpris en lisant "La Gazette de la Grance Ile" qui a dévoilé l'info. J'en publie ici de larges extraits avec l'aimable autorisation de l'auteur. 

Madagascar au Commonwealth ? Moi-même, j'ai écrit un article, dans une vie antérieure, que Madagascar était anglophone avant la colonisation française. Ce, en raison de la forte présence des missionnaires britanniques vers la fin du XIXè siècle. Les biblothèques des intellectuels malgaches étaient remplis d'ouvrages en anglais et un journal en anglais est édité à Tana ("Madagascar News") où l'on peut lire les résultats du dernier tournoi de criquet dans la capitale. Lors de l'exposition universelle de Paris en 1900, les membres de la délégation malgache savaient mieux parler l'anglais que le français.

Mais voilà, le partage du gâteau mondial par les puissances coloniales continue, même s'il n'en reste plus que des miettes. N'oublions pas que, malgré la pression de ses missionnaires qui veulent rester à Mada pour continuer à garder leurs "moutons", le fier Albion n'avait pas de scrupule à laisser Madagascar aux mains des Français, en 1895, en échange de Zanzibar. Les Etats-Unis étaint le premier partenaire commercial de Madagascar tout au long du XIXè siècle, en import aussi bien qu'en export - c'est le thème de mon mémoire de fin d'études à l'Ecole normale supérieure. Mais l'oncle Sam n'était pas encore le gendarme du monde comme il le prétend actuellement. Alors, malgré l'envoi d'une ambassade, qui a joué les touristes aux chutes de Niagara, Washington n'a pas bronché lorsque les Français ont pris d'assaut le Rova.   

Mon ami parisien m'a également donné un article sur le premier visiteur africain de Sarkozy, à peine élu à l'Elysée : le "blanc comme nègre" Omar Bongo. J'ai voulu le publier sur mon blog. Mais là encore, je ne sais ce qui m'est encore arrivé, mais je ne l'ai pas fait. C'est, en effet, la preuve sur la continuation de la Françafrique, malgré les beaux discours. Alors, Madagascar au Commonwealth ? Quand j'étais à Sofia, en 2000, il y a rarement de gens, mais alors très rares, qui parlent le français, la majorité de la population parle l'anglais en deuxième langue. Et pourtant la Bulgarie fait partie de la Francophonie et, à ma connaissance, n'a pas demandé à en sortir. Allez, pour ne pas rater d'autres scoops, des sources généralement bien informées m'indiquent que le régime de Ravalomanana est aux abois. Les dernières municipales, avec ses multiples pressions et autres intimidations, étaient illustratifs de cet atmosphère de fin de règne. Les bailleurs de fonds commencent à émerger des brumes de 2002. Particulièrement le FMI, dirigé justement par un Français (DSK). Les couloirs de l'Elysée bruissent des remarques que Sarkozy aurait fait concernant la tête de Marc. La Francophonie fait de la résistance.  

Madagascar veut adhérer au Commonwealth. Notre candidature a été rendue publique à Kampala, lors du sommet des chefs de gouvernement des pays membres quand le président du sommet a annoncé le programme de la réunion avec, entre autres, l’adhésion de certains pays dont Madagascar.

Cette candidature est d’autant plus surprenante que le Commonwealth regroupe les anciennes colonies britanniques, la seule exception étant la Mozambique. Ce qui n’est pas le cas de Madagascar, dont le sort est suspendu jusqu’au prochain sommet, prévu en 2009, à Trinidad et Tobago. Le temps, sans doute, au secrétariat de l’organisation d’étudier les critères d’adhésion. La presse africaine évoque notamment le principe d’acceptation de la Reine d’Angleterre comme le chef du Commonwealth, l’usage de la langue anglaise et l’existence de liens historiques avec le Royaume-Uni. Or Rwanda, qui est également candidat, comme Madagascar et l’Algérie, sont tous des anciennes colonies françaises, les autres postulants que sont Israël et la Palestine ayant eu leur propre histoire.

La candidature rwandaise est soutenue officiellement par l’Ouganda qui a d’ailleurs invité le président Paul Kagamé à ce sommet. Le Rwanda, selon les articles de presse relatifs à la réunion, a décidé d’instituer la langue anglaise comme langue officielle après la génocide de 1994, ses ressortissants s’étant familiarisés avec la langue de Shakespeare en se réfugiant des années durant dans les pays limitrophes pour la plupart des anglophones.

On ne sait qui soutient notre candidature et surtout qui en a pris l’initiative et pour que les raisons. On serait tenté de lier cette candidature à la fermeture de l’ambassade britannique en 2005. Cette fermeture a été un véritable camouflet pour la diplomatie malgache qui s’enorgueillissait d’être le chouchou des Occidentaux en général et des Anglo-saxons en particuliers. Décidée pour des raisons économiques, la fermeture de l’ambassade par Tony Blair démentait tout et faisait fi même des relations historiques qui existent entre les deux pays depuis la Royauté Merina. Le dernier ambassadeur britannique en poste, Brian Donaldson, n’a pas vraiment quitté le pays. Il s’est mis au service du président Ravalomanana en prenant la direction du FAP (Fonds d’appui du président). Est-ce lui qui a conseillé Ravalomanana d’intégrer le Commonwealth ?

(…)

La recherche d’investisseurs étrangers et de marché extérieurs, <milite en faveur> de la candidature de la Grande Ile au sein du club des pays anglophones. Le reproche qu’on peut faire, est la façon avec laquelle les autorités malgaches ont pris pour effectuer une telle démarche. Pourquoi tant de secret ? Pourquoi n’avoir fait aucune annonce ne serait-ce que pour saupoudrer un tant soit peu la façade de la gouvernance, l’ouverture d’un vrai débat national étant utopique ?

(…) Enfin, certains avanceraient la thèse selon laquelle il s’agit d’un nouveau pied de nez à la Francophonie en général et à la France en particulier. Ce genre de commentaire vont continuer tant que les autorités malgaches ne s’expriment pas. Mais c’est peut-être trop tard. Comme d’habitude.

Par Sa in «  La Gazette de la Grande Ile  » du Lundi 26 novembre 2007, pp. 3